Conseil départemental de la Vendée

Le métier de saunier présenté à l’Historial

Publié le 10/05/2019 à 10:32
Modifié le 10/05/2019 à 10:33

Dimanche 12 mai, dans le cadre de son exposition UniverSEL, l’Historial de la Vendée vous propose une journée thématique autour du métier de saunier. À cette occasion, rencontre avec Yohan Eveno, saunier sur la commune de l’Île d’Olonne depuis 10 ans. 

  

  

  

Une partie de la journée du 12 mai sera consacrée à la présentation du métier de saunier. Pouvez-vous en dire plus sur votre découverte de ce métier ? 

J’ai commencé à 17 ans lorsque j’ai rencontré le dernier saunier, sur les 200 sauniers de l’Île d’Olonne, qui exerçait encore ce métier. Je suis tombé amoureux de son savoir-faire. J’ai repris un marais près de sa saline pour apprendre à ses côtés. J’y ai tellement pris goût que je me suis rapidement mis à mon compte. Petit à petit je me suis fait connaître. Depuis, j’ai restauré une saline, le marais de la Jarrie, qui était abandonnée depuis la Guerre 1914-1918. Avec mon associé nous avons racheté la saline de Bois Grolant qui était abandonnée depuis 50 ans. Nous en avons restauré toute une partie cet hiver avec un projet d’agrandissement sur plusieurs salines. Nous avons comme objectif d’apprendre le métier aux plus jeunes et les accompagner pour rendre accessible des parcelles dans lesquelles il y a un avenir. 

  

Les pratiques des sauniers ont-elles évoluées au fil du temps ? 

C’est toute l’originalité de ce travail. Parmi beaucoup de vieux métiers qui se pratiquent encore en France, celui de saunier est l’un des rares à se pratiquer quasiment exactement comme il y a plusieurs siècles. À l’Île d’Olonne nous continuons avec les mêmes gestes et les mêmes façons de faire. La structure de nos salines a plus de 1 000 ans ; une trentaine de générations, souvent de pères en fils, ont marché sur ces chemins de marais qui n’ont pratiquement pas été modifiés depuis. La technique de travail et l’outillage sont les mêmes. Aujourd’hui, nous n’avons besoin de rien de plus qu’autrefois pour faire du sel ! 

  

Quels sont les temps forts dans le travail de saunier ? 

Notre travail se fait au rythme des saisons. L’hiver tout est beaucoup plus calme, il n’y a pas de production de sel ; nous en profitons pour restaurer nos salines. Au printemps, on arrête le travail de restauration pour nettoyer les marais ; nous vidons les salines pour dévaser les fonds, lisser les chemins. Au moins de juin, il faut être prêt ! Si la météo est au rendez-vous, la récolte peut commencer. La production se fait alors jusqu’au mois de septembre, si le temps le permet. L’année 2018 a été excellente, nous avons fait du sel de juin jusqu’à fin octobre, ce qui est très rare ! À la fin de la saison, nous recouvrons d’eau salée les salines et nous relançons les travaux de restauration. 

  

Que pensez-vous de l’exposition UniverSEL, visible jusqu’au 1er septembre à l’Historial de la Vendée ? 

L’exposition est passionnante car on y voit non seulement l’histoire de notre travail à l’Île d’Olonne et sur la côte vendéenne mais aussi toute l’histoire générale du sel. Le sel est présent sur toutes les tables mais on ne sait pas forcément d’où il vient. L’exposition permet d’en connaître davantage. Toute la famille peut y aller, des plus passionné(e)s jusqu’aux enfants qui veulent apprendre en s’amusant. 

  

Plus d'informations sur la journée thématique du 12 mai, autour du métier de saunier, à l'Historial de la Vendée : ICI

 

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