Conseil départemental de la Vendée

Un Département mobilisé pour la pêche vendéenne

Publié le 25/09/2019 à 18:28

Une délégation vendéenne en présence notamment de Noël Faucher, élu référent du Plan Vendée Ambition Maritime au Département, s’est rendue à Bruxelles les 23 et 24 septembre pour défendre les intérêts de la pêche vendéenne. 

« Le Brexit oblige à une vraie vigilance par rapport à la pêche vendéenne avec une série potentielle de conséquences en cascade » s’inquiète Noël Faucher. L’enjeu se monte à 13 millions d’euros, soit 20% du chiffre d’affaires de la filière. En cas de sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union Européenne, le 31 octobre prochain, « ce sera une vraie catastrophe », notamment sur l’accès aux eaux britanniques et sur l’équilibre entre l’effort de pêche et la ressource halieutique. La Vendée dispose d’une flottille de 238 navires de pêche artisanale et de 4 grands ports producteurs (Les Sables-d’Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, L’Herbaudière à Noirmoutier et Port Joinville à l’Île-d’Yeu). En 2017, plus de 14 000 tonnes de poissons y ont été débarquées pour un chiffre d’affaires de 67 millions d’euros. 

Le Plan Vendée Ambition Maritime au cœur des échanges 

Adopté en 2018, le Plan Vendée Ambition Maritime place la mer au cœur des enjeux de la Vendée de demain. Une soixantaine d’actions sont prévues jusqu’en 2024. Plusieurs ont fait l’objet d’un échange avec les instances européennes, notamment sur la planification des espaces maritimes, le port du futur et l’adaptation des territoires littoraux face à l’évolution climatique. «La station balnéaire d’hier ne sera pas celle de demain avec le réchauffement climatique, explique Noël Faucher. Il nous faudra adapter le bâti, imaginer une nouvelle manière de construire… ».  

Des propositions concrètes 

La délégation vendéenne est allée à Bruxelles avec des propositions concrètes pour défendre les intérêts de la pêche vendéenne : 

  • Ne pas actionner la mesure 33 du Fond Européen pour les affaires maritimes et la pêche(Feamp). Elle sert à financer les arrêts temporaires de pêche. Les marins craignent que cette mesure conduise à un plan de sortie de flotte.
  • Un moratoire sur les Taux admissibles de capture (Tac), les quotas et sur la répartition des espaces maritimes, le temps d’évaluer les effets induits du Brexit.
  • La mise en place de quotas de pêche sur trois ans, avec une clause mobile annuelle de revoyure.
  • La simplification des critères pour autoriser le financement public des navires de pêche. Le Département demande également la pluri-annualité du constat d’équilibre ou non des segments destiné à autoriser le financement des navires. Actuellement, un navire peut perdre son éligibilité à un financement à cause des délais d’instruction des dossiers.

Le Département souhaite également la mise en place d’un groupe de travail sur ces propositions avec les parlementaires européens, les représentants de la Commission, les représentants de la direction générale européenne des affaires maritimes et les collectivités territoriales. 

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