Conseil départemental de la Vendée

Les cultivateurs de la mer

Publié le 05/10/2012 à 14:59
Modifié le 24/11/2016 à 12:50
Ostréiculteurs, mytiliculteurs ou aquaculteurs ont une réputation qui dépasse les frontières vendéennes.

Des huîtres au bon goût du grand large

La culture de l'huître se développe traditionnellement dans la baie de Bourgneuf et dans l'anse de l'Aiguillon-sur-Mer.  

   

Sur le Perthuis Breton, au large de la côte, trois ostréiculteurs vendéens ont choisi l'élevage en pleine mer, plus rapide et moins encombrant.
Sur le Perthuis breton, trois ostréiculteurs de l'Aiguillon-sur-Mer élèvent l'huître en pleine mer.   

Parmi eux, André Bertrand quitte chaque matin l'anse de l'Aiguillon en direction de ses sept filières à huîtres, à mi-chemin entre la côte vendéenne et l'Île de Ré.
Son embarcation est un bateau à fond plat, doté d'une grue qui servait autrefois aux filières à moules.
Alors que le brouillard se dissipe et laisse la place au soleil, le bateau s'approche des bouées de repérage. Chacune des filières mesure 100 mètres.   

   

Les huîtres à côté des moules  

« En pleine mer, nous ne faisons que de l'élevage, précise André Bertrand. Le captage naturel des naissains d'huître a lieu sur des parcs à terre, plus précisément dans des petites coupelles de 15 cm de diamètre. On défait les naissains pour les mettre en pleine mer, quand ils sont gros comme un ongle. Le captage dure entre quatre et huit mois. »   

Les huîtres d'André Bertrand nagent au milieu des filières à moules. L'ostréiculteur engage un créneau et se colle aux bouées de la filière. Avec la grue, il hisse les tables à huîtres hors de l'eau, avec l'aide de son fils.
Puis il inspecte quelques poches pour vérifier l'état des mollusques : « Nous avons connu cette année un taux de mortalité très élevé, ajoute André Bertrand. Alors, nous sommes plus prudents et nous surveillons toutes les poches. »   

   

Un élevage plus rapide  

Pendant quelques mois, les petites huîtres issues du captage sont mises dans des casiers emmaillés et compartimentés, en forme de lanternes. Là, elles ont tout l'espace disponible pour grandir rapidement.   

Dès que les huîtres ont atteint la taille de 8 cm, André Bertrand les transfère directement dans les poches :
« Plus les huîtres grandissent, plus il faut alléger les poches, pour qu'elles puissent se développer rapidement, continue André Bertrand. Nous renouvelons l'opération plusieurs fois. L'avantage de l'élevage en pleine mer, c'est que les huîtres se nourrissent plus vite. Nous les commercialisons en 18 mois au lieu de trois ans traditionnellement. Cette culture permet aussi d'alléger les parcs qui sont de plus en plus encombrés. »    

Les huîtres arrivées à maturité sont ramenées à terre, dans l'anse de l'Aiguillon pendant quinze jours. Puis l'affinage dans les claires environnantes enrichit les mollusques pendant un peu plus d'un mois.