Conseil départemental de la Vendée

Les cultivateurs de la mer

Publié le 05/10/2012 à 14:59
Modifié le 24/11/2016 à 12:50
Ostréiculteurs, mytiliculteurs ou aquaculteurs ont une réputation qui dépasse les frontières vendéennes.

L'huître: à consommer sans modération !

Riches en vitamines, pauvres en lipides, les huîtres sont à consommer sans modération.  

 
Une douzaine d'huîtres ne représente que 68 kilocalories. Même si dans le langage courant il est question d'huîtres grasses, ce crustacé ne contient pas plus de 3 % de lipides.    

Au contraire, il est riche en vitamine B12 et vitamine D, en magnésium, phosphore, fer, calcium et protéines. Enfin, les huîtres apportent beaucoup d'oligoéléments comme l'iode et le zinc. La consommation de ces oligoéléments est indispensable au fonctionnement de l'organisme et plus particulièrement à celui du cerveau.    

Une carence en iode peut provoquer une maladie appelée le crétinisme endémique.   

   

Ne consommer que les huîtres vivantes  

La conservation des huîtres est tout un art.  Quelques règles de bases sont à suivre pour éviter d'ingurgiter de mauvais spécimens. En premier lieu, il faut éviter d'acheter les huîtres qui baillent. Une fois achetés, ces crustacés doivent être conservés entre 5 et 15 °C, la partie creuse vers le bas.    

Elles doivent être consommées rapidement et ouvertes au dernier moment. Pour s'assurer qu'elles sont encore vivantes il suffit de les effleurer avec la pointe d'un couteau ou de les arroser d'une goutte de citron. L'huître se rétracte aussitôt.  

   

L'activité conchylicole reste très soutenue : plus de 9 % des exploitations françaises se trouvent en Vendée.    

342 établissements emploient près de 4 000 personnes pour cultiver 1 581 hectares de production sur tout le territoire, surtout des huîtres et des moules. 12 000 tonnes d'huîtres et 5 000 tonnes de moules sont mises sur le marché chaque année.
Les prix sont très abordables et les ostréiculteurs prévoient une augmentation de leur activité pour les fêtes de Noël.    

   

En Vendée, la clientèle est plus fidèle qu'ailleurs, grâce notamment à la pratique de la vente directe. "Nos produits sont de qualité et ils sont sains. Nous comptons restructurer la filière en l'adaptant aux nouveaux moyens de production. Avec l'Ifremer, nous comptons multiplier les croisements pour faire des huîtres plus rustiques, donc plus résistantes." explique Jacques Sourbier, Président de Huîtres Vendée Atlantique.