Conseil départemental de la Vendée

Les cultivateurs de la mer

Publié le 05/10/2012 à 14:59
Modifié le 24/11/2016 à 12:50
Ostréiculteurs, mytiliculteurs ou aquaculteurs ont une réputation qui dépasse les frontières vendéennes.

Le bigorneau, 100 % sauvage

Le bigorneau contient trois fois plus de magnésium et six fois plus de protéines que le chocolat, pour cinq fois moins de calories…   

   

Il semble pourtant bien souvent le parent pauvre des plateaux de fruits de mer, avec son air tout recroquevillé. C'en est pourtant un incontournable, à déguster nature ou sur une tranche de beurre...
C'est ce qu'a bien compris Philippe de La Brosse, ancien ostréiculteur, qui s'est reconverti dans le commerce de gros du petit escargot des rochers.    

   

Il importe la plupart de son cheptel des îles britanniques et notamment d'Écosse. Le littorina littorea, c'est son nom savant, se plaît dans les eaux froides et dans les atmosphères humides.    

   

« La Grande-Bretagne compte des kilomètres de côte et les Anglais ne mangent pas de fruits de mer. Ils exportent donc l'essentiel de leur pêche, » explique le mareyeur. Le bigorneau est pêché à la main. Il est expédié par camion réfrigéré vers la France. Il rejoint ses cousins vendéens et bretons dans les bassins de Philippe de La Brosse, à Bouin, au Port des Brochets.   

   

Là, ils sont calibrés entre jumbos, gros, moyens et petits. Ils passent quelques semaines en mer, dans des filets à huîtres, pour une sorte « d'affinage » dans les eaux vendéennes, puis sont triés.
« Il faut retirer les morts, pour viser les 100 % d'animaux vivants livrés au client », explique Philippe de La Brosse. Celui-ci les vend ensuite à des professionnels : poissonniers, restaurateurs, ostréiculteurs et commerces de bouche.   

   

Personne ne s'est lancé dans l'élevage de ce fruit de mer original. « Il faut au moins trois ans, pour un animal à maturité et six pour un jumbo », explique le grossiste qui a étudié la question. Il faut aussi des installations réfrigérées et il faut les alimenter avec des algues. » Les prix du marché ne justifient pas encore de tels investissements.