Conseil départemental de la Vendée

Vendée Globe : Sébastien Destremau abandonne

Publié le 09/11/2020 à 10:22
Modifié le 16/01/2021 à 12:34

Samedi 16 janvier - jour 69 : Le groupe de tête commence à s’étirer, les premiers écarts se sont créés. Charlie Dalin (Apivia) cavale toujours en tête avec Louis Burton dans son sillage à 12 milles. Le skipper de Bureau Vallée 2 est le plus rapide de la flotte sur les dernières 24 h. Boris Herrmann Seaexplorer–Yacht Club de Monaco) reste sur le podium à 57 milles de Dalin. Le groupe de 6 se tient maintenant en 135 milles avec Yannick Bestaven (Maître Coq IV) qui ferme la marche. C’est quatre là, avec Thomas Ruyant (LinkedOut) et Damien Seguin (Groupe Apicil), sont le nez dans la table à carte pour trouver la porte d’entrée idoine dans le pot au noir. 

« Les côtes brésiliennes sont derrière maintenant : on a passé le « coin » et dans moins de 24 heures, nous serons à l’entrée du pot-au-noir. Pour l’instant, il ne semble pas trop méchant, ni trop large, mais c’est une zone où tout peut bouger très vite en quelques heures, analyse Louis Burton. Mais en effet, il ne devrait pas être trop « épais ». L’important, c’est la sortie pour attaquer l’Atlantique Nord ! Je pense que mon passage va se jouer plutôt à l’Ouest, mais rien n’est encore défini totalement : on ne devrait pas avoir besoin de chercher la traversée très à l’Est. » 

26e et dernier du Vendée Globe, Sébastien Destremau abandonne ce samedi matin. Le marin qui a accumulé les problèmes techniques à bord de Merci n'était plus en sécurité pour continuer la course dans les mers du Sud. Il fait route vers la Nouvelle-Zélande, direction le port de Dunedin. Le skipper et son bateau seront alors hors de dangers.  

Vendredi 15 janvier - jour 68 : Alors que le groupe de tête est désormais à moins de 4 000 milles de l’arrivée aux Sables-d’Olonne, la course est toujours aussi serrée. Mais la route jusqu’à l’hémisphère nord est semée d’embûches. Les marins sont sous la menace des masses nuageuses et des grains qui pourraient venir les ralentir fortement à l’approche de la pointe brésilienne. C’est pourquoi les skippers positionnés le plus à l’Est tirent leur épingle du jeu. Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) exploite parfaitement le potentiel de ses foils et est le plus rapide des 6 hommes de tête toujours en course pour la victoire finale. L’Allemand s’est fait une place sur le podium derrière Louis Burton (Bureau Vallée 2) et Charlie Dalin (Apivia), le leader. Il pourrait rapidement revenir sur ses deux concurrents pour ouvrir la route dans l’hémisphère nord. 

Face aux foilers, Damien Seguin (Groupe Apicil) et son bateau à dérive tiennent la cadence : « Je savais que mon placement plus à l’Est serait payant à un moment et c’est à partir de maintenant que cela va se voir. Je suis satisfait de l’endroit où je suis : je me suis battu depuis deux jours pour gagner cette position, ce qui n’était pas évident. Et aujourd’hui, cela porte ses fruits ». Cinquième à 50 milles d’Apivia, Seguin mise sur son expérience olympique pour jouer le podium : « Je vais me servir de ma formation olympique pour savoir comment gérer la pression par exemple. Les JO, c’est long et court, et ce final du Vendée Globe, c’est aussi long et court ! » 

À l'arrière, Manu Cousin (Groupe Setin) a paré le cap Horn dans la nuit. 

Jeudi 14 janvier - jour 67 : La tête de la course du Vendée Globe est encore à plus de 4000 milles de la ligne d’arrivée ! Pourtant, ce 14 janvier était coché au calendrier pour accueillir un potentiel vainqueur après les ambitions annoncées de certains concurrents qui espéraient boucler la boucle autour des 67 jours de course. La nature en a décidé autrement, et Charlie Dalin (Apivia) mène le groupe de tête constitué de 4 marins : Louis Burton (Bureau Vallée 2), Thomas Ruyant (LinkedOut) et Yannick Bestaven (Maître Coq). Contrarié par le front froid qui l’a laissé sur place, ce dernier est le plus à l’Ouest de la flotte et bénéficie de moins de vent que ces concurrents. « Moralement, c’est dur, j’ai l’impression de ne pas avoir été verni : j’ai été arrêté en premier, et forcément le plus longtemps. Puis je n’ai pas pu gagner suffisamment dans l’Est pour les contrôler, et ça a été bien plus facile pour eux de se décaler. Je me suis retrouvé sous leur vent, ça fait chier. J’ai les Sables-d’Olonne au bout de l’étrave, on verra ce qu’il y aura au bout ! ». 

La course n’est pas encore terminée et le marin de Maître Coq a encore les cartes en main pour reprendre la tête. Les conditions météo sont variables et face aux grains parsemés sur leur route la moindre faute sera fatale. « Les alizés sont faiblards, et ils sont parsemés de grains qui accélèrent ou cassent notre vitesse. Cela donne pas mal de réglages à faire pour avancer et tenir une moyenne, décrit Bestaven. Tu as intérêt à ne pas être loin du pont pour gérer tout ça. Du coup, je dors par petites tranches, j’essaie de récupérer pour être au taquet pour quand il faudra mettre la poignée dans le coin ». 

Louis Burton est lui constamment le nez dans ses réglages pour « être à l’attaque ». Au pointage de 9 h il est le plus rapide du quatuor de tête et pointe logiquement à la deuxième place dans le sillage de Charlie Dalin. 

Derrière, Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One) a été le 20e à franchir le cap Horn. Jérémie Beyou (Charal) lui continue sa remontée et est 14e après avoir doublé Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artisans Artipôle) et Alan Roura (La Fabrique). 

 

Mercredi 13 janvier - jour 66 : Mercredi matin, le Vendée Globe est toujours aussi serré ! Le plus à l’Ouest de la flotte, Yannick Bestaven (Maître Coq IV) a repris la tête de la course avec une poignée de milles d’avance sur Charlie Dalin (Apivia). À bord du bateau vainqueur il y a 4 ans, Louis Burton (Bureau Vallée 2) monte sur le podium après une folle remontée et tient la cadence des deux foilers de dernière génération : Apivia et LinkedOut. Sur ce dernier Thomas Ruyant est le plus rapide malgré être amputé de son foil bâbord depuis un bon moment. Après 66 jours de course, le Nordiste n’en revient toujours pas : « Ça fait drôle quand tu regardes la carto et que tu vois tous ces bateaux collés-serrés après deux mois de course. C'est assez incroyable, c'est dingue : ça ne partira jamais devant sur ce Vendée Globe ! » 

Avec ce regroupement et ce mano à mano entre les 10 premiers, la santé des bateaux pourrait faire la différence. « Il y a plein de bateaux différents, dotés de capacités de vitesse différentes ; il y a des bateaux à 100% de leur potentiel, d'autres amoindris. J'ai d'autres foilers autour de moi, qui me font un peu peur, parce qu'on est en tribord amures jusqu'aux Canaries. Le tribord amures, ce n'est pas mon côté de prédilection. Je savais que ce serait le scénario pour cette remontée. Mais ça recolle, il y aura du jeu jusqu'au bout », précise Thomas Ruyant. 

Mardi 12 janvier - jour 65 : Après plus d’un mois seul en tête de course, Yannick Bestaven (Maître Coq IV) s’est fait reprendre lundi soir par Charlie Dalin (Apivia). À 9 h ce mardi, Bestaven pointe même à la 3e place, doublé aussi par Thomas Ruyant (LinkedOut). Yannick Bestaven redoutait ce scénario après s’être fait bloquer par un front froid qui a permis le retour de ses poursuivants : « C’est un pot-au-noir avant l’heure, la météo est compliquée. Il ne me reste pas beaucoup d’avance, je vais surement être mangé par Charlie. » 

Côté Charlie Dalin on se réjouit de ce retour après un Pacifique compliqué à négocier : « Je suis content d'être autant revenu aux affaires ! Il y a 4 jours, j'avais 450 milles de retard. Si on m'avait dit que je prendrais la tête de course quatre jours plus tard, je ne l'aurais pas cru. Je suis content d'être de nouveau dans le match. » À 9h, les 4 premiers du Vendée Globe dont fait partie Damien Seguin (Groupe Apicil) se tiennent en moins de 20 milles d’écart. La remontée vers l’Atlantique va être un vrai sprint final car Boris Herrmann (Seaexplorer - Yacht club de Monaco) 6est lui à 78 milles du nouveau leader. « L’état des bateaux va jouer. Je me doute que tout le monde n'est pas à 100%, personne ne l'est, mais qui a quoi ? On verra les performances quand le vent sera établi, ce n’est pas la peine de faire des conclusions dès maintenant », tempère Charlie Dalin. 

À l'arrière, 4 nouveaux skippers ont passé le cap Horn lundi. Dans l’ordre : Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artisans Artipôle / 14e), Alan Roura (La Fabrique / 15e), Jérémie Beyou (Charal / 16e) et Pip Hare (Medalia / 17e). 

 

Lundi 11 janvier - jour 64 : L’élastique est en train de se détendre et il pourrait bientôt claquer au nez de Yannick Bestaven (Maître Coq IV). Le leader du Vendée Globe est contraint de tricoter son chemin avec du vent de face qui le ralenti fortement. Alors Qu’il se dirige vers les côtes de l’Amérique du Sud pour trouver la bonne trajectoire et des vents favorables, Charlie Dalin (Apivia) fonce à ses trousses. Le dauphin est désormais à 66 milles de Bestaven avant d’entrée lui aussi dans une zone de près. 

Derrière la bataille pour le top 5 est tenace. Louis Burton 5e poursuit une belle remontée et comme nous à terre il guette l’actualisation du classement : « J’y suis complètement accro, j’attends les réactualisations comme un enfant attend le père Noël. Je regarde la trajectoire de ceux qui sont devant, j’essaie de voir comment je pourrais recoller encore un peu, et c’est exceptionnel : je n’avais pas connu ce plaisir il y a quatre ans ! » 

Cette journée sera marquée par le passage du cap Horn pour trois nouveaux skippers : Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle), Alan Roura (La Fabrique) et Jérémie Beyou (Charal). « J’ai mis du temps à passer le premier, c’était lors du dernier Vendée Globe, puis j’ai récidivé ensuite lors de la Volvo Ocean Race. Et, les deux fois, j’ai vu le caillou. Ce ne sera sans doute pas le cas cette fois-ci, on va s’en éloigner. Mais je ne serai pas fâché de quitter ce Pacifique, qui a été un vrai rouleau compresseur », raconte Beyou à bord de Charal. 

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