Conseil départemental de la Vendée

Un plateau exceptionnel pour la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne

Publié le 30/06/2020 à 19:37
Modifié le 04/07/2020 à 19:02

Ils sont 20 solitaires à avoir pris le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne, dernière aventure avant le Vendée Globe.  

Le plateau, particulièrement riche, compte 4 femmes et 16 hommes. 6 nationalités différentes sont représentées. Pour les inscrits au Vendée Globe, il s’agit d’un tour de chauffe. Pour d’autres, c’est le moyen de décrocher le ticket pour le grand départ du 8 novembre. Apprenez-en plus sur les skippers et soutenez votre marin préféré ! 

  

Arnaud Boissières (La Mie Caline–Artisans Artipôle) : le skipper de 47 ans a posé ses valises aux Sables-d’Olonne il y a plus de dix ans. Pour son quatrième Vendée Globe, il a racheté l’ancien bateau de Mike Golding, l’a remis à neuf et lui a ajouté des foils. « Navigateurs, nous sommes des oiseaux migrateurs », aime-t-il dire. 

Manuel Cousin (Groupe Sétin) : installé aux Sables-d’Olonne depuis qu’il a quitté son emploi de cadre commercial pour se consacrer pleinement à la navigation, Manuel Cousin prépare son premier Vendée Globe : « La prudence sera de mise pendant la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne, je veux effectuer les derniers tests sur mon bateau et terminer la course avec un bateau en bon état ». 

Sébastien Simon (Arkéa-Paprec) : le navigateur de 30 ans effectue la course avec un nouveau bateau ainsi une paire de foils tout juste mise en place. Pas d’objectif de performance pour le Sablais, mais assurer sa qualification pour son premier Vendée Globe et fiabiliser son bateau. « Je dois avant tout comprendre comment mon bateau se comporte avec ces nouveaux foils ». 

Yannick Bestaven (Maître Coq) : son bateau à foils, sponsorisé par l’entreprise vendéenne, n’est pas de la dernière génération mais pour Yannick Bestaven le résultat du prologue de l’Everest des mers est secondaire : « Je fais la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne pour me faire plaisir et trouver mes marques pour le Vendée Globe ». 

Kévin Escoffier (PRB) : le skipper, sponsorisé par l’entreprise vendéenne, est parrainé par Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005. C’est à la barre du plan VPLP/ Verdier, mis à l’eau en 2010 et rajeuni en 2018 avec l’adjonction de foils, qu’il va concourir. 

Clarisse Crémer (Banque populaire) : après une année 2019 en double avec Armel Le Cléac’h sur l’IMOCA Banque Populaire X, la voici en 2020 seule à bord : « Ce sera ma première course en solitaire en IMOCA, ce n’est pas une petite étape ! ». La navigatrice de 30 ans concourra à bord de l’IMOCA60 qui a permis à François Gabard de remporter le Vendée Globe 2012-2013. 

Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) : ce journaliste-navigateur est aujourd’hui devenu skipper à temps plein. Il se réjouit du parcours inédit de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne : « C’est très excitant et une vraie aventure de monter jusqu’à 62°N, ce qui est beaucoup plus Nord que ne sera Sud sur le Vendée Globe. Je suis ravi de découvrir de nouveaux endroits car je n’ai jamais navigué au nord de l’Irlande ». 

Jérémie Beyou (Charal) : le skipper de 43 ans prépare son quatrième Vendée Globe et fait figure de favori pour la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne avec son monocoque dernière génération. Mais les bateaux, même de précédente génération, ont fait d’impressionnantes progressions : « Les bateaux neufs vont vite, les bateaux un peu plus anciens ont vraiment progressé. Difficile de parier sur qui va sortir devant ». 

Samantha Davies (Initiatives-Cœur) : la skipper anglaise s’est fait connaître du grand public lors du Vendée Globe 2008 qu’elle a terminé en 4e position. Elle est fin prête pour parcourir les 3 600 milles de la course à bord de son bateau, certes plus ancien, mais optimisé avec des foils : « Je sais que les IMOCA dernière génération seront difficiles à suivre à certaines allures. Mais comme le parcours s’annonce varié et compliqué, il y aura des coups à faire ». 

Charlie Dalin (Apivia) : bizut déterminé sur son IMOCA dernière génération avec lequel il a remporté la Transat Jacques Vabre 2019, le skipper de 36 ans est heureux de pouvoir renouer avec la mer.« La Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne est un retour à la compétition, qui me manque ! J’ai vraiment hâte de retrouver le goût particulier de la confrontation ». 

Clément Giraud (Vers un monde sans SIDA) : la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne constitue sa dernière chance de se qualifier pour son premier Vendée Globe. Le skipper de 39 ans, qui avait perdu une grande partie de son monocoque suite à un incendie accidentel, est maintenant prêt à concourir, grâce à la générosité d’Eric Nigon qui lui laisse son bateau : « Un parcours magnifique et innovant nous attend ! ».  

Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht club de Monaco) : le navigateur allemand, militant convaincu de l’environnement, se réjouit du parcours de la Vendée-Arctique-les Sables-d’Olonne : « L'intérêt de ce parcours est de permettre à la flotte d’aller naviguer dans des régions maritimes un peu extrêmes, peut-être de traverser un ou deux fronts froids et des zones de basses pressions, et de voir comment nous nous en sortons ». 

Isabelle Joschke (MACSF) : La navigatrice de 43 ans doit terminer la course pour se qualifier pour son premier Vendée Globe. Son objectif est clair : « Je veux savoir jusqu’où je peux pousser le bateau, tout en ayant assez d’énergie pour qu’il puisse tenir une autre semaine, puis une autre et encore une autre car le tour du monde sera très long ». 

Miranda Merron (Campagne de France) : À 50 ans, elle prépare son premier Vendée Globe. Son IMOCA a été inspecté et vérifié de fond en comble : « De la quille à la tête de mât, de la proue à la poupe, tout a été inspecté et vérifié et, quand nécessaire, renforcé. Nos pilotes ont été revus et fiabilisés, ainsi que la quille, nos vérins et le moteur ». 

Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : le skipper de 44 ans a profité du confinement pour prendre de l’avance sur les travaux initialement prévus cet été : « Le bateau est aujourd’hui à 80 % dans sa configuration Vendée Globe. L’idée est de valider les travaux engagés cet hiver ». La course servira de test avant sa première participation au Vendée Globe. 

Thomas Ruyant (Linkedout) : à bord de son bateau dernière génération, le nordiste de 39 ans veut rivaliser avec les meilleurs. « Le bateau est fin prêt. Il répond à toutes nos envies, à toutes nos aspirations. À moi désormais de valoriser sur l’eau le travail effectué avec mon équipe ». 

Damien Seguin (Groupe Apicil) : né sans main gauche, Damien Seguin mène de front deux carrières : l’une en voile paralympique, l’autre en course au large. Il a été 3 fois médaillé aux Jeux paralympiques en 2.4mR et 5 fois titré Champion du Monde de voile paralympique. À 40 ans, il est annoncé comme l’un des leaders parmi les non-foilers. 

Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global one) : il va disputer sa toute première course avec son bateau dernier cri. « Je ne pousserai pas mon bateau à fond pour le plaisir. L’objectif n’est pas seulement de connaître les limites de mon bateau mais aussi mes propres limites. Je ne suis plus tout jeune et je dois faire attention à moi », explique le navigateur de 53 ans. 

Maxime Sorel (V and B – Mayenne) : le skipper de 33 ans a acquis de l’expérience à bord de son bateau. Il se réjouit du parcours du prologue du Vendée Globe : « Je suis super content d’aller naviguer dans le cercle polaire. Je trouve ça génial de pouvoir franchir 60° Nord et potentiellement 60° Sud la même année ». 

Armel Tripon (L’occitane en Provence) : le Nantais de 44 ans doit absolument terminer la course pour être assuré de disputer son premier Vendée Globe. Coup dur, son bateau nouvel génération a heurté fin juin un objet flottant non identifié. Depuis, le skipper et son équipe mettent les bouchées double pour effectuer toutes les réparations nécessaires. 

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