Conseil départemental de la Vendée

Louis Burton passe à la vitesse supérieure

Publié le 12/10/2020 à 11:51
Modifié le 12/10/2020 à 11:52

Il fait partie des habitués. À 35 ans, Louis Burton s’élance dans son troisième Vendée Globe à la barre de Bureau Vallée 2, l’ex-bateau d’Armel Le Cléac’h vainqueur du Vendée Globe 2016-2017. 

Le Malouin d’adoption, né à Ivry-sur-Seine, découvre la voile dès son plus jeune âge, en famille pendant les vacances sur l’Île aux Moines. Après des régates à l’adolescence, les choses sérieuses commencent à partir de sa première participation à la Route du Rhum 2010 en Class40. 

  

Skipper et chef d’entreprise  

« Après mes premières courses, c’est la rencontre avec ma femme Servane Escoffier (également navigatrice) qui a bousculé ma vie personnelle et professionnelle », confie Louis Burton. Le couple travaille en famille : elle l’accompagne en tant que team manager sur son projet Bureau Vallée 2 et a créé avec lui l’entreprise BE Racing, une écurie de course au large. Le skipper dirige son entreprise tout en enchaînant les courses à la voile. Avec huit transatlantiques et plus de 70 000 miles sur les océans à son actif, le voilà à l’aube de son troisième tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.  

Objectif top 5  

Après un abandon en 2012 et une septième place en 2016, il espère encore progresser en atteignant le top 5. Sur le même Imoca à foils que celui avec lequel Armel Le Cléac’h a remporté la précédente édition, Louis Burton se donne l’objectif de s’approcher de la même performance en temps, soit 74 jours. Pour affronter l’Éverest des mers, il suit une préparation intense auprès d’un médecin du sport et d’une préparatrice mentale. 

Son Imoca n’a certes pas de foils dernière génération, il compte bien rivaliser avec ses concurrents… tout en avouant que le niveau de l’édition 2020 est élevé : « Même si mon bateau a remporté la précédente édition, je ne me mets pas de pression. En revanche, le fait qu'il y ait un plateau magnifique, avec des bateaux performants et des skippers qui le sont tout autant, c'est une source de pression ! ». 

Sensibiliser les générations futures 

Depuis plus de dix ans, Louis Burton met un point d’honneur à se rendre dans les écoles pour raconter ses courses et partager sa passion pour la mer. Et puisqu’il est important de penser au futur, il n’en oublie pas de sensibiliser les élèves à la fragilité des océans. 

  

Suite de notre série demain avec le portrait de Jean Le Cam, skipper le plus emblématique de la flotte qui participe à son cinquième Vendée Globe ! 

+ consultées

Publiées depuis 7 15 30 + jours

Recommandées

Publiées depuis 7 15 30 + jours