Conseil départemental de la Vendée

Benjamin Dutreux, le petit poucet qui ne lâche rien

Publié le 16/10/2020 à 12:20

Sa course pour le Vendée Globe 2020 n’a pas été un long fleuve tranquille, mais le Sablais de 30 ans sera bel et bien au départ de la course mythique le 8 novembre. Portrait d’un skipper qui ne baisse jamais les bras. 

30 ans dont 17 sur l’eau, Benjamin Dutreux confie que tout bébé il était déjà plaisancier. Né à Villeneuve d’Ascq mais ayant grandi sur l’île d’Yeu, le skipper aujourd’hui Sablais fait partie des meilleurs de sa génération. Et son parcours le prouve : inscription au club de voile de l’île d’Yeu à 8 ans, internat aux Sables-d’Olonne à 15 et débuts en équipe de France jeune à 16, puis deux titres de champion de France universitaire, un de champion d’Europe ainsi qu’un de champion du monde en double en 2008. À 24 ans, Benjamin rejoint le Team Vendée formation et intègre rapidement le circuit Figaro… jusqu’à une 5e place sur la Solitaire du Figaro et une 4e place de la Solo Maître Coq en 2018 qui le hisse dans le cercle des skippers à suivre. 

Que d’aventures qui le font aujourd’hui arriver à son Graal, l’ultime défi de la course au large. Le voilà à la barre de l’ancien "Hugo Boss", arrivé 3e avec Alex Thomson lors du Vendée Globe 2012-2013 et passé aussi sous les commandes de Kojiro Shiraishi lors de l’édition suivante. 

« Ne jamais rien lâcher » 

Mais sa course pour le Vendée Globe 2020 est faite de hauts et de bas. En novembre 2019, premier coup dur : son Imoca est percuté par une vedette à passagers au Brésil. Quelques mois plus tard, le sort s’acharne : son sponsor principal, trop affecté par la crise économique liée au coronavirus, quitte le navire. Mais le Vendéen est tenace et répète à son équipe qu’il ne faut « jamais rien lâcher ». Il endosse alors sa casquette d’entrepreneur, lui qui détient un DUT sciences génie des matériaux et a créé une entreprise de rénovation de bateaux avec son frère. La persévérance paye : l’entreprise charentaise Omia rejoint le projet du skipper, déjà accompagné depuis 2018 de l’association Water Family. 

« Mon équipe et moi avons connu quelques moments difficiles mais on retient surtout les bons moments et de pouvoir être au départ. La satisfaction est encore plus énorme derrière ! », confie celui qui est surnommé « le petit poucet » par son équipe et ses partenaires. Benjamin ne cache pas son impatience et sa fierté, en tant que Vendéen, de prendre le départ du Vendée Globe : « Ça va être quelque chose d’incroyable ! Je verrai toutes les personnes que je croise depuis longtemps aux Sables. Pour eux ça va être une grande fête, pour moi aussi même s’il faut que je sois concentré dans ma course ». 

Le sport au service de l’environnement 

Sensible à la question du réchauffement climatique, le Sablais souhaite que son projet sportif s’appuie sur des actions concrètes qui soient responsables et durables. En collaboration avec l’association Water Family, il se déplace dans les écoles, mais aussi au départ des courses de voile, pour sensibiliser les enfants à la protection de l’eau et à la consommation responsable. Les génération futures étant au cœur de son projet, il n’est pas étonnant que les parrains de son bateau soient des écoliers des Sables-d’Olonne. 

  

  

Suite de notre série demain avec Clarisse Crémer, jeune skippeuse engagée dans la course au large seulement depuis 2016. Adoubée par Armel Le Cléac’h, elle se fixe l'objectif de boucler la course. 

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