Conseil départemental de la Vendée

Didac Costa, le skipper-sapeur-pompier

Publié le 22/10/2020 à 09:54
Modifié le 22/10/2020 à 17:48

Après une course épique en 2016-2017, le sapeur-pompier Didac Costa, compte profiter. Il faut dire qu’il a posé des jours de congés pour faire le tour du monde.  

Parmi les skippers du Vendée Globe 2020, il y a les hommes et femmes (presque) ordinaires. Le catalan Didac Costa est de ceux-là. On ne quitte pas son emploi trois mois comme ça ! Car on a beau être un skipper adulé, quand on a un métier, cela ne donne pas de passe-droit. Le sapeur-pompier a pris des congés spéciaux, combinés à des vacances programmées de longue date pour partir à l’aventure d’un deuxième Vendée Globe qu’il espère terminer plus rapidement qu’il y a quatre ans. 

Solidarité de ses pairs
Le Barcelonais prend le départ de l’Everest des mers pour la deuxième fois… Ou plus exactement pour la troisième… En 2016, faux départ. Moins de deux heures après avoir quitté Les Sables-d’Olonne, le Catalan constate une voie d’eau. Demi-tour, retour à port Olona. Ces confrères pompiers sablais lui donnent alors un sérieux coup de main pour réparer et repartir rapidement. « Je n'oublierai jamais ce qu'ont fait les pompiers des Sables-d'Olonne pour moi. Ils ont sauvé mon Vendée Globe », se remémore le skipper. Malgré un retard de deux jours au départ et de nombreux soucis techniques, il termine son tour du monde à la 14e place après 108 jours de mer. Sa persévérance lui vaudra d’ailleurs une acclamation de la foule et des pompiers à son arrivée.
Si, en 2016, son budget limité, la technique et la foudre tombée sur le mât de son monocoque un mois avant le départ, ne lui ont pas permis d’apprécier pleinement la course, cette année, pour cette édition, Didac Costa compte profiter. Le soutien de la Fondation pour la navigation océanique de Barcelone (Fnob) et son monocoque One Planet-One Ocean conçu pour Ellen Mac Arthur - deuxième du Vendée Globe 2000 - le lui permettront peut-être !
Mais avant de le savoir, le skipper de 39 ans a dû repartir à Barcelone assurer une dernière garde avant le grand départ. Un skipper certes, mais un homme ordinaire somme toute. 

Demain retrouvez le portrait de Yannick Bestaven, inventeur de l'hydrogénérateur. 

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