Conseil départemental de la Vendée

Yannick Bestaven, précurseur de la navigation verte

Publié le 23/10/2020 à 10:52
Modifié le 23/10/2020 à 10:59

Yannick Bestaven aura attendu douze ans avant d’affronter de nouveau l’Everest des mers. Entre-temps il a co-créé un hydro-générateur qui équipe quasiment tous les Imoca au départ. 

Après douze ans et l’acquisition du Safran de Morgan Lagravière de 2016, Yannick Bestaven est prêt. « Ma dernière participation remonte à 2008, au moment de la naissance de ma deuxième fille. Je suis rentré tôt... Le démâtage est un triste souvenir de course. Aujourd’hui je suis à nouveau dans de très bonnes conditions », souligne le Rochelais.
Comme un symbole de résilience, suite à sa participation avortée naît une entreprise : Watt&Sea. En 2007, il est déjà précurseur en faisant le choix de faire le tour du monde en utilisant seulement les énergies renouvelables (soleil, vent, eau….) pour produire l’électricité nécessaire au bon fonctionnement du bateau. Une position répondant à ses convictions personnelles qu’il défend aussi activement en soutenant l’association Echo-mer qui œuvre en faveur de la sauvegarde des océans. 

De l’énergie propre à bord
Lors de son premier Vendée Globe en 2008, pour alléger son bateau et augmenter les performances, les 300 litres de fuel embarqués disparaissent et laissent place à un appareil pour produire de l'électricité à bord. Un hydro-générateur fiable, léger et respectueux de l’environnement est co-créé. Aujourd’hui son entreprise conçoit, développe, fabrique et distribue les hydro-générateurs.
Quasiment tous les monocoques du Vendée Globe 2020 en sont équipés et emportent avec eux une part du savoir-faire de Yannick Bestaven. « Jean Le Cam, pendant son dernier Vendée Globe, n’a fait tourner son moteur que pour se chauffer dans les mers du sud. À l’entrée dans cette zone, il avait consommé 10 litres de gasoil à peine je crois », explique Yannick Bestaven. Il se souvient aussi de François Gabart sur son Vendée Globe : « J’étais dans son bateau en train de lui faire les derniers réglages d’hydro-générateur avant le départ. Ça arrive qu’en course certains m’appellent pour un SAV d’hydro-générateur. C’est déjà arrivé en Class40, Damien Seguin m’avait appelé pour le dépanner. C’est marrant d’avoir un peu ces deux casquettes. » 

Naviguer avant tout
En parallèle de ces douze années à entreprendre, le skipper n’a pas cessé de naviguer et de s’illustrer sur des courses renommées telles que la Transat Jacques Vabre en Class40 ou encore la Route du Rhum 2014. Ces « deux casquettes » comme il le dit lui-même ont séduit les dirigeants de Maître CoQ alors qu’ils étaient en quête d’un candidat pour le Vendée Globe 2020. Dans sa préparation, son esprit d’entrepreneur ne le lâche pas. Pour cette édition 2020, il est son propre armateur, responsable de son projet de A à Z. 

Demain retrouvez le portrait de Stéphane le Diraison. 

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