Conseil départemental de la Vendée

Vendée Globe : la route d’un nouveau rêve pour Charlie Dalin

Publié le 03/11/2020 à 12:45

Pour son premier Vendée Globe, Charlie Dalin fait figure de favori. Perfectionniste et bien accompagné, il pourrait être la belle surprise de cette 9e édition. 

« Quand je serai grand, je voudrais être inventeur, ingénieur et navigateur », écrit le jeune Charlie lorsqu’il est à l’école primaire sur une rédaction retrouvée par sa grand-mère. Aujourd’hui, l’homme de 36 ans est architecte naval, skipper du Vendée Globe et a pensé son foiler Apivia sur lequel il embraque pour faire son premier tour du monde.  

Du rêve à la réalité 

Ce grand rêveur s’est accroché à ses fantasmes pour en faire un projet de vie.  Au départ la voile n’était qu’un hobby. Un passe-temps devenu passion. Puis une trajectoire de vie construite depuis ses premiers bords en Optimist à l’âge de 11 ans autour de la presqu’île de Corzon. Originaire d’une famille dans laquelle personne ne navigue, le Havrais cherchait pourtant à construire ses ambitions futures. « Pour aller au collège je passais le long des bassins et je prenais le temps d’aller regarder les bateaux, raconte le skipper d’Apivia. J’ai été fasciné par la mer, elle répond bien à mon côté rêveur. »  

Ceux qui le fascinaient le plus étaient les bateaux de la Transat Jacques Vabre qu’il aimait admirer au port du Havre. Mais aussi ceux qu’ils voyaient dans les magazines de voile à travers les histoires de marins et les images qu’il contemplait : « Je me rappelle une double page du bateau de Seb Magnen qui a gagné la Mini deux fois de suite. Je ne sais pas combien d’heures j’ai pu regarder cette photo en m’imaginant à sa place. » 

« C’est le bateau et toi contre les autres. C’est excitant » 

Cette place, Charlie Dalin l’a décrochée. Double champion de France Élite de course au large en solitaire (2014, 2016) il a réussi à se faire un nom dans le milieu. Son attirance pour la solitude, mais surtout son perfectionnisme et son âme de compétiteur l’ont amené au départ du Vendée Globe. « J’ai l’impression d’être fait pour la course au large depuis bien longtemps, avoue Charlie Dalin. Plus les courses en solitaire sont longues, plus ça me plaît. Le solitaire a cette caractéristique extraordinaire : tu décides de tout. Si tu fais une erreur, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Si tu prends la bonne décision, tu peux t’en féliciter. C’est le bateau et toi contre les autres. C’est excitant. » 

Choisi pour emmener l’Imoca Apivia autour du monde, Charlie Dalin n’a rien laissé au hasard dans sa préparation. Lui qui se définit comme un optimaliste : « Faire au mieux avec ce que l’on a entre les mains », a surtout bénéficié d’un accompagnement cinq étoiles. Le jeune skipper peut compter sur Yann Eliès, qu’il suit depuis la Route du Rhum 2014 et avec qui il a remporté la Transat Jacques Vabre 2019 sur son Imoca Apivia. Mais c’est le vainqueur du Vendée Globe 2012 qui « partage beaucoup » avec le bizuth de la 9e édition. « J’ai eu l’immense chance de pouvoir lire les notes de François Gabart prises lors de son Vendée Globe, se réjouit Charlie Dalin. Très intéressant, très technique, et exclusif. Oui je sais : je suis privilégié ! » 

« J’avais à cœur de transmettre mon expérience à Charlie », François Gabart  

« J’espère l’aider à être dans la meilleure disposition possible pour qu’il prenne au fur et à mesure de sa course, les meilleures décisions, explique François Gabart. C’est dans cet état d’esprit que je lui ai transmis mes notes avec des éléments techniques, mais aussi des indications concernant mes temps de repos… J’avais à cœur de transmettre et partager mon expérience à Charlie afin de lui donner quelques clés. » Celles pour ouvrir la porte d’un nouveau rêve : remporter le Vendée Globe. 

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