Conseil départemental de la Vendée

Alex Thomson, le Boss

Publié le 05/11/2020 à 09:37
Modifié le 05/11/2020 à 09:42

À bord de son 6e Hugo Boss, le Britannique prend le départ de son 5e Vendée Globe. Tous les signaux sont au vert pour le skipper. Il affirme clairement son ambition : décrocher le Graal et devenir le premier étranger à gagner le Vendée Globe. 

Un bateau révolutionnaire 

Sur les pontons, il sort du lot. Entre le Yes we cam ! de Jean Le Cam et le Compagnie du lit – Jiliti de Clément Giraud, l’Imoca Hugo Boss attire le regard. La ligne est propre, épurée, futuriste. Le cockpit entièrement fermé dénote avec ses voisins de pontons. Il est équipé de nombreuses caméras qui permettent au skipper d’avoir une large visibilité sur l’extérieur. Des panneaux solaires sont intégrés dans le pont et les foils, uniques, ont une forme circulaire. C’est un bateau de compétition. Une formule 1 des mers avec à son bord un sérieux adversaire.  

Le dauphin d’Armel Le Cléac’h 

Alex Thomson est un killer. Il détient notamment le record de la distance parcourue en 24 heures sur le dernier Vendée Globe. Malgré 536,8 milles avalés en une journée, il monte sur la deuxième marche du podium (il avait fini 3e en 2012) quinze heures seulement après Armel Le Cléac’h. Un an plus tard, en 2018, sur la Route du rhum, il passe la ligne d’arrivée le premier. Une véritable consécration pour le marin. Une « incredible » fierté. Mais il écope d’une pénalité pour avoir utilisé son moteur après une avarie et la victoire se transforme en immense déception.   

Flegme et fairplay  

Il fait toutefois preuve d’élégance : «J'ai voulu arriver le premier en Guadeloupe et je me suis heurté contre ses côtes. C'est une honte après avoir fait une si belle course dit-il en esquissant un début de sourire. Je me suis disqualifié tout seul. J'ai hâte de retrouver Paul (Meilhat, qui a finalement remporté la course) pour le féliciter ». (Le Point). Aujourd’hui, la déception est derrière lui. À quelques heures du départ du Vendée Globe, il est fin prêt et rappelle à qui veut l’entendre qu’il a prévu de faire la course en 67 jours. Quand on lui demande de pronostiquer un podium, il répond tout sourire « Moi ! Jérémie Beyou, Charlie Dalin et Thomas Ruyant… J’ajoute Armel Tripon et je n’oublie pas Sébastien Simon ni Nicolas Troussel».  

Loup solitaire mais populaire 

Si le dauphin d’Armel Le Cléac’h en 2017 fait figure de loup solitaire, il a su, au fil des éditions, conquérir le public. Le Britannique enfile à l’occasion le costume de la marque pour faire le buzz : debout sur la quille de son bateau (keek walk), sautant du haut du mat (mast walk) ou s’envolant à plusieurs mètres en kitesurf (sky walk), ses vidéos affolent les compteurs. Et font vibrer ses fans qui rêvent de le voir décrocher enfin le Graal. « Who is ready ? » lance-t-il à ses adversaires, à une semaine du départ, sur sa page Facebook. Le ton est donné !  

  

Suite et fin de notre série demain avec un autre favori à surveiller de très très près : Jérémie Beyou sur Charal.  

  

© Marc Lloyd / Lloyd Images #VG2020 

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