Conseil départemental de la Vendée

Vendée Globe 2020 : Jérémie Beyou, taillé pour la gagne

Publié le 06/11/2020 à 12:28

Au départ de son quatrième Vendée Globe, Jérémie Beyou cumule l’expérience et un projet solide. Avec son Imoca Charal, le marin ne pense qu’à une chose : gagner.  

Son nom est dans toutes les bouches ! À l’heure de prendre les paris pour la victoire finale sur ce Vendée Globe 2020, Jérémie Beyou revient avec insistance. C’est dire que l’enfant de la baie de Morlaix n’a pas fait les choses à moitié. Perfectionniste et compétiteur dans l’âme, il a débuté son aventure alors que la précédente prenait tout juste fin. Troisième à l’arrivée du dernier Vendée, il sait déjà qu’il repartira dans quatre ans avec « le projet, l’équipe, le bateau, le timing, le partenaire dont j’ai toujours rêvé ». Le mélange parfait pour assouvir ses ambitions de gagne : « J’en ai envie, j’en ai besoin, c’est viscéral ! Si la victoire n’est pas pour cette fois-ci, ce sera une autre fois. »  

« Il veut gagner : ça se sent dans ses yeux » 

À la barre d’un foiler de dernière génération, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro a bénéficié de la préparation idéale. Premier des bateaux neufs mis à l’eau en août 2018, Jérémie Beyou a apprivoisé sa machine qu’il connaît maintenant par cœur. « On ne fait plus qu’un », raconte le vainqueur de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne à quelques jours du départ. 

Du littoral breton où il aimait régater entre trois bouées, à la façade Atlantique pour faire le tour du monde depuis les Sables d’Olonne, l’envie de gagner est toujours la même. Ses amis d’enfance Nicolas Troussel et Armel Le CLéac’h, avec qui il a tiré ses premiers bords, se rejoignent. « C’est un compétiteur hors pair, une teigne, il a une hargne incroyable », témoigne le premier, lui aussi au départ de ce Vendée Globe. « Il a la niaque, c’est un combattant sur l’eau, avoue le vainqueur en 2016-2017. Il veut gagner : ça se voit, ça se sent dans ses yeux ! » 

« Je crois savoir ce qu’il en coûte pour arriver à la victoire » 

Sûr de ses forces, affirmatif sur sa volonté de remporter le Vendée, Jérémie Beyou sait cependant qu’il est compliqué d’y arriver. Avec l’expérience de trois Vendée Globe derrière lui, dont deux abandons (2008, 2012) et un podium (2016), le marin de 44 ans a la tête sur les épaules : « Je crois savoir ce qu’il en coûte pour arriver à la victoire. Il faut conjuguer une super préparation, la maîtrise sur l’eau… et un gros brin de réussite. » 

Pour mettre toutes les chances de son côté, le skipper Charal a peaufiné sa préparation en faisant appel à Meriem Salmi, psychologue spécialisée dans l’accompagnement des sportifs de haut niveau, comme Teddy Riner.  « Au retour de mon dernier Vendée Globe je m’étais dit qu’il fallait que je gomme mes émotions, que j’arrête de partir dans les hauts et les bas, retrace Beyou. Le discours de Meriem est de dire que de toute façon, tu ne peux pas changer. Tu as tes qualités, tes défauts, tes émotions, il faut les accepter, peut-être parfois les réguler, et s’en servir au mieux, c’est le travail que nous faisons ensemble. »  

Difficile à battre ! 

Une aide précieuse et primordiale pour celui qui a montré quelques failles il y a quatre ans. Mais cette année, le Vendée Globe est celui « de la maturité ». « Jérémie a eu un déclic avec ses dernières victoires en Imoca et comme ce fut le cas en Figaro, une fois qu’il a commencé à gagner, il est devenu difficile à battre », analyse Franck Cammas. Pour l’empêcher de s’imposer, les 32 autres concurrents devront prendre le taureau par les cornes : « Il faudra venir me chercher. » 

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