Conseil départemental de la Vendée

À terre, Servane Escoffier-Burton mène la barque

Publié le 31/12/2020 à 11:22
Modifié le 31/12/2020 à 11:23

Servane Escoffier est la compagne et team manager de Louis Burton. Elle nous dévoile son quotidien de cheffe d’entreprise et mère de famille. 

Pour la direction de course, Servane Escoffier est la personne à prévenir. La première au courant en cas de mésaventures de son compagnon, le skipper Louis Burton. Ensemble, ils ont fondé il y a dix ans BE racing, leur écurie. Depuis, elle est son team manager. « Une aventure comme le Vendée Globe c’est toujours beaucoup d’émotions. Il faut trouver où mettre le curseur entre vie professionnelle et personnelle, confie la navigatrice. Il faut garder la tête froide, c’est mon rôle. Les émotions, on les gère à postériori ». 

Chacun son tour (du monde) 

Elle-même navigatrice, Servane Escoffier a aussi affronté un tour du monde lors de sa participation à la Barcelona World Race, en 2007. Cette fois, elle est à terre avec deux enfants et une entreprise à gérer. « J’essaye de garder du recul et que les enfants aient une vie aussi normale que possible. Mais dans les faits, nous sommes très connectés », explique l’entrepreneuse. 

Dans cette période intense, Servane peut compter sur son père pour prendre le relais avec les enfants. « Nos familles connaissent la pression, la disponibilité réduite, les idées qui s’échappent un peu, même le soir de Noël, admet la malouine. Ils ont l’habitude car c’est notre vie depuis toujours. Heureusement la pression du Vendée Globe ne revient que tous les quatre ans ! » 

Partir physiquement mais rester en course 

Pendant trois mois, sa vie devient une parenthèse Vendée Globe. Servane et les enfants s’accordent cependant quelques jours pendant Noël, pour partir. Le téléphone, lui, est toujours près d’elle. « C’est jour et nuit. On s’inquiète dès qu’il doit faire des réparations dehors mais j’ai confiance. On se dit que tout va bien se passer, sinon on ne vit pas », explique celle qui est aussi la cousine du skipper Kévin Escoffier. 

Après plus de 50 jours de course, les enfants s’impatientent du retour de leur papa. « Depuis Noël, le temps se réduit. Pour nous, Louis est sur le retour ». La navigatrice reste cependant prudente. « Il y a encore un gros tronçon. Une fois le cap Horn passé, il faut remonter ». 

Pour sa troisième participation au Vendée Globe, Servane souhaite à son mari « qu’il passe la ligne d’arrivée avec un sentiment de travail bien fait. Il se donne comme un fou pour rester en course. Il voulait faire ce Vendée Globe, ça le rend heureux. Il sera encore plus heureux en rentrant ». 

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