Conseil départemental de la Vendée

Skippers hors course, les histoires dans l’Histoire du Vendée Globe

Publié le 15/01/2021 à 11:36

Le 14 décembre dernier, Samantha Davies repartait sur le Vendée Globe, mais hors course, neuf jours après son abandon. Avant elle, ils sont plusieurs à avoir rallié les Sables-d’Olonne sans figurer au classement final. 

Dès l’annonce de son abandon le 5 décembre, après avoir heurté un Ofni, Sam Davies est déterminée à repartir hors course si son bateau est réparable : « C’est ma philosophie et celle de l’équipe. Le Vendée Globe, c’est une aventure énorme. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour ceux qui ont fini hors course ». De retour en mer depuis le 14 décembre, vous pouvez apercevoir son bateau Initiatives-Cœur sur la cartographie du Vendée Globe, près de ceux d’Alexia Barrier et d’Ari Huusela. 

Persévérer pour boucler le tour du monde 

Une avarie ou un risque important pour le bateau peuvent contraindre les skippers à abandonner ou à faire escale dans un port, ce qui entraîne une disqualification immédiate de la course. Si le bateau est réparable dans de courts délais, il leur est possible de reprendre leur chemin en dehors de la compétition. Une section spéciale « hors course » leur est d’ailleurs réservée dans le classement de chaque édition du Vendée Globe.  

Patrice Carpentier et Mike Plant sont les deux premiers skippers hors course du Vendée Globe. Lors de l’édition 1989-1990, le premier avait connu une avarie de pilote automatique tandis que le second annonçait se disqualifier lui-même après avoir reçu une assistance alors que son bateau commençait à chasser vers le rivage.  

En 1996-1997, alors deuxième au classement derrière Christophe Auguin, Isabelle Autissier est contrainte de faire escale à Cape Town pour réparer son safran endommagé. Au moment de repartir hors course, elle trouve plusieurs justifications à son choix : « pour la fidélité à ses choix de vie, pour l’hommage à ceux qui y ont cru, qui ont financé, construit, travaillé, rêvé avec moi. Pour le principe de ne pas baisser les bras. (…) Et puis, enfin, pour qu’un jour je ramène mon bateau aux Sables-d’Olonne, comme prévu, tout simplement ». 

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