Conseil départemental de la Vendée

Miranda Merron : "La solidarité entre skippers est remarquable"

Publié le 18/02/2021 à 10:49
Modifié le 18/02/2021 à 10:49

Décris-nous ton Vendée Globe ?  

Miranda Merron : Extraordinaire ! Incroyable ! Ce n’était pas plus dur que ce que je pensais. Je m’y attendais, c’était dur. Il y a eu deux dépressions où je me suis demandé ce que je faisais ici. Dans ces endroits on est tout petit, insignifiant. J’ai vraiment eu peur.   

Comment as-tu géré ta course ? 

MM : "Je suis restée conservatrice car le bateau n’est pas assuré. L’objectif premier était de boucler le tour du monde. Côté compétition, j’avais une grosse bataille avec Clément Giraud et on a rattrapé Manu Cousin car il a eu une avarie malheureusement. C’était une vraie course mais en faisant attention. J’aurais pu faire mieux, ça sera pour une prochaine course." 

Le Vendée Globe était un rêve. C’est maintenant réalisé. 

MM : "Il y a pas mal d’années de ça, je voulais faire le Vendée Globe mais je n’ai pas trouvé le budget et j’ai abandonné l’idée car ça devenait trop cher. J’ai dit à Harvard (son mari et team manager) il y a deux ans que je voulais tenter le tour du monde sur notre Class 40 que l’on avait construit. Mais il pensait que l’on pouvait aussi faire le Vendée Globe avec un budget modeste. C’était un sacré pari et c’est comme ça que l’on est arrivé sur le Vendée Globe. C’était en partie pour satisfaire mon envie de faire un tour du monde en solitaire mais aussi pour remercier Campagne de France qui est notre fidèle partenaire depuis 2011. Il n’y a pas mieux que de les emmener sur le Vendée Globe."  

Tu as semblé être tout le temps de bonne humeur ? 

MM : "C’est un choix de partir sur le Vendée Globe. Personne ne m’a forcé alors autant être heureuse et de bonne humeur. Même si parfois il y a des moments moins bien. On est resté très connecté grâce à whatsapp notamment entre skipper. On avait un groupe « filles du Vendée Globe ». On s’entraidait, on souhaitait les anniversaires. Cette solidarité entre skippers est remarquable, ça entretenait la bonne humeur à bord. J’ai vraiment apprécié." 

Tu es la 9e femme à terminer le Vendée Globe, la 5e Britannique. 

MM : "Je suis très fière de faire partie du top 10. Très fière aussi de ma nation. Il n’y a pas de barrière pour les femmes dans la voile en France et ça s’est formidable." 

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