Conseil départemental de la Vendée

Manu Cousin : "L'arrivée, c'est l'apothéose"

Publié le 20/02/2021 à 12:39

Le Sablais Manu Cousin a bouclé son Vendée Globe après 103 jours, 18 heures, 15 minutes et 40 secondes de course. L'arrivée de son tour du monde, qui s'est "transformé en aventure" après de multiples avaries, était chargée d'émotions.   

Comment se sont passées tes dernières heures en mer ? 

Manu Cousin : "J’ai vraiment pu faire le vide et réaliser cette nuit vers 3-4 heures du matin et me dire : « voilà ! C’est fait, on va aller au bout ». J’ai mis de la musique à fond dans le cockpit et je me suis laissé aller. Ça fait tellement de bien de lâcher prise. Le Vendée Globe c’est trois mois de fou où il n’y a pas de répit. Je profite. C’est tellement magique ces moments-là. J’en ai rêvé et je le vis." 

Ce chemin rêvé a été long justement… 

MC : "Si on revient 4 ans en arrière, quand je commençais en class 40, je ne pouvais pas imaginer être à l’arrivée d’un Vendée Globe. Aujourd’hui c’est le cas. C’est tellement magnifique. C’est une course de fou, une course de dingue. On en bave. C’est dur comme on peut à peine l’expliquer. Mais on est tous à peine les pieds sur terre qu’on réfléchit déjà à y retourner. Je me dis : « C’est trop beau faut repartir ». Il se passe quelque chose là-bas dans les mers du sud. C’est juste magique." 

Quels sentiments t’habitent depuis ton arrivée ? 

MC : Je me sens tellement, tellement heureux ! L’arrivée c’est l’apothéose. Ce que je viens de vivre dans le chenal restera un des moments les plus forts. On part en pensant à ça mais à un moment je n'osais même plus y penser. On s’engage dans une course incroyable mais les galères arrivent. On se dit que la course va être compliquée. Lors de mon problème de safran j’étais à ma place. Ç’a été 24h de boulot mais à partir de ce moment la course a eu une autre allure. Les galères s’accumulent. Dans ces moments durs on se demande ce que l’on fait là mais dès qu’on rentre on a déjà envie d’y retourner. J’ai pris tellement de plaisir. Je voulais finir l’aventure quoi qu’il arrive. Jamais je n’ai pensé à arrêter, j’ai toujours réfléchi aux solutions pour aller au bout.  

Peux-tu nous décrire les mers du sud ? 

MC : "C’est tellement de choses. C’est une atmosphère particulière avec un ciel bas et très gris. Les premiers albatros c'est marquant. Plus je descendais, plus je regardais derrière et un matin je sors et je me retrouve nez à nez avec un albatros. Ce sont des petits moments magiques. Beaucoup parlent d’un tunnel que l'on quitte au cap Horn. C’est exactement ça." 

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