Conseil départemental de la Vendée

L'Observatoire Départemental de l'Eau

Publié le 08/01/2015 à 15:16
Modifié le 24/06/2016 à 11:37
L'Observatoire Départemental de l'Eau a été créé en 2000 et associe des structures de l'Etat, du Département et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne.

En 2015, il est rattaché à l'Observatoire Départemental de l'Environnement en s'étendant aux thématiques du climat, de l'air, de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture et des espaces naturels.


Retrouvez toutes les données de la thématique EAU dans ce dossier.

Cycle de l'eau en Vendée

    

Le contexte hydrographique vendéen

   

Les eaux souterraines

  

Le département de la Vendée se situe à la fois sur le Massif armoricain (Nord et Centre) et sur le Bassin aquitain (Sud et Ouest). 

  

Son sous-sol est donc constitué de terrains : 

- essentiellement granitiques et schisteux au Nord et au Centre (terrains dits de «socle» ancien) 

Les roches granitiques et schisteuses sont relativement massives et l’eau y est peu abondante. On en trouve néanmoins dans les fractures profondes ainsi que dans les horizons supérieurs altérés. 

- sédimentaires essentiellement calcaires au Sud (Marais Poitevin) et à l’Ouest (Marais Breton). 

Les roches calcaires sont beaucoup plus « riches » en eau, celle-ci étant en particulier présente dans les nombreuses fissures existant dans ce type de roche (fissures originelles et fissures engendrées par la dissolution de la roche). 

       

Les eaux superficielles

   

Caractéristiques principales de la Vendée : 

 - 120 000 ha de marais, soit 20% de la superficie du Département 

- plus de 5 000 km de cours d’eau 

- un patrimoine diversifié mais fragile. 

    

   

   

   

Les eaux littorales

    

- 250 km de côtes, 3 îles (Yeu, Noirmoutier, Pilier) 

- une dizaine d'estuaires et 2 grandes baies 

- 8 ports de plaisance et plus de 200 activités nautiques 

- 4 grands ports de pêche 

- 10 000 tonnes d'huitres et 5 000 tonnes de moules produites par an.  

      

Les bassins versants

   

Le Département de la Vendée comptabilise plus de 5 000 km de cours d'eau qui se répartissent sur 8 bassins versants dont 5 interdépartementaux. 

Le bassin versant étant la surface d'alimentation d'un cours d'eau ou d'un lac, ses limites étant la ligne de partage des eaux superficielles. Ainsi les gouttes d'eau qui tombent sur ce territoire convergent vers l'exutoire c'est à dire vers le cours d'eau ou ses affluents. 

Consulter la carte des bassins versants de Vendée 

   

La pluviométrie

    

En Vendée, la pluviométrie (P) annuelle moyenne est d’environ 815 mm, avec une forte variabilité saisonnière et annuelle bien sûr, mais également géographique : de 640 mm par an sur Noirmoutier à 940 mm par an dans l’Est du Département. 

Ces 810 mm, ramenés à la superficie du département de la Vendée (6 720 km²), équivalent à 5,5 milliards de m3 (1 mm = 1l/m2) ou encore 5,5 km3 d’eau 

    

   

La pluviométrie permet de comprendre la réaction des cours d'eau (crues, sécheresses...) et d'interpréter les autres indicateurs, notamment ceux relatifs à la qualité de l'eau. 

     

Visualiser les graphiques de la pluviométrie en Vendée :  

    

  Pluviométrie annuelle moyenne  (2006-2014) 

   

Pluviométrie annuelle moyenne par saison (2006-2014) 

  

  Pluviométrie mensuelle moyenne (Année 2014) 

  

   

Bilan de l'année 2014 : 

Le bilan annuel de la pluviométrie est supérieur à la normale avec un cumul moyen des pluies de 959 mm. 

Les mois de janvier et novembre ont été particulièrement pluvieux (157 et 158 mm en moyenne).  

Le mois de septembre a été particulièrement sec (7 mm en moyenne). 

   

Consulter également les éléments sur  la pluviométrie en Vendée dans notre bulletin de suivi des ressources en eau (mise à jour hebdomadaire) 

         

Le cycle de l'eau

     

Une fraction des eaux de pluie va s’évaporer directement à partir du sol ou être absorbée par les végétaux puis rejetée par transpiration dans l’atmosphère : c’est l’évapotranspiration. Celle-ci dépend à la fois de la température, de l’humidité de l’air, du vent, ou encore du rayonnement solaire. Ainsi l’évapotranspiration est plus importante en été qu’en hiver, avec un maximum en juillet et août.  Ces valeurs sont estimées à 500 mm en moyenne varient également selon le type de sol et de cultures. 

Les eaux de pluie restantes constituent ce que l’on appelle les pluies efficaces qui vont soit s’infiltrer, soit ruisseler. 

Les eaux qui s’infiltrent rejoignent les nappes souterraines. On peut évaluer ces infiltrations à 225 mm par an en moyenne (environ 150 mm dans le bocage et 300 mm en plaine) 

La dernière part des eaux de pluie alimente les cours d’eau par ruissellement.  On peut évaluer le ruissellement à 90 mm par an (environ 165 mm dans le bocage et 15 mm en plaine). Le sol de la plaine du Sud Vendée est constitué de sédiments calcaires; L’eau s’y infiltre très facilement et ne ruisselle quasiment pas. À l’inverse, sur les marais aux sols argileux, l’eau ne peut s’infiltrer et ruisselle donc majoritairement vers les canaux et cours d’eau. 

La « pluviométrie efficace »  représente sur le territoire vendéen un volume annuel moyen de 2 milliards de m3

Les effets du changement climatique peuvent s’observer depuis quelques années déjà et se traduisent par des événements plus violents : périodes de sécheresse plus intenses et plus longues alternant avec des épisodes de pluies soutenues.