Conseil départemental de la Vendée

L'Observatoire Départemental de l'Eau

Publié le 08/01/2015 à 15:16
Modifié le 24/06/2016 à 11:37
L'Observatoire Départemental de l'Eau a été créé en 2000 et associe des structures de l'Etat, du Département et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne.

En 2015, il est rattaché à l'Observatoire Départemental de l'Environnement en s'étendant aux thématiques du climat, de l'air, de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture et des espaces naturels.


Retrouvez toutes les données de la thématique EAU dans ce dossier.

Eau potable

    

Du point de production au robinet, le traitement et la distribution de l’eau potable en Vendée : modalités, qualité de la ressource en eau et normes réglementaires. Consultez également la qualité de l’eau distribuée dans votre commune. 

    

  

  

   

Les ressources en eau

              

   

Selon la ressource utilisée, le mode de production de l’eau potable diffère quelque peu. Ainsi, une eau puisée dans une nappe souterraine peut être envoyée dans les réseaux telle quelle ou avec un traitement réduit, tandis qu’une eau de surface passe par une usine de traitement. Dans tous les cas, la qualité de la ressource est primordiale pour notre approvisionnement. 

   

Points de production

   

Ressources

     

En Vendée, l’eau potable est produite à partir de : 

- barrages sur cours d’eau, 

- captages dans les nappes souterraines. 

   

Les points de production sont associés à des usines de traitement. 

De plus, l’importation d’eau en provenance de Loire Atlantique (majoritairement de l’eau de la nappe alluviale de la Loire) permet l’alimentation de secteurs situés au Nord du Département. 

   

La production vendéenne se fait essentiellement à partir d’eaux de surface.  

     

   

Cette répartition est une spécificité vendéenne. 

En effet, en France, en moyenne, les eaux d’origine souterraine fournissent 60% de l’eau potable et les eaux superficielles 40%. 

       

Mesures de protection

La protection des ressources en eau par la mise en place de périmètres de protection visant à lutter contre les pollutions ponctuelles et accidentelles constitue une priorité nationale. La Vendée est désormais bien avancée dans cette démarche. 

Plus d’informations sur les périmètres de protection en Vendée : 

ARS : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr/La-protection-de-la-ressource.161388.0.html 

    

Issues de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006, les zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) viennent compléter le dispositif des périmètres de protection, afin de lutter contre les pollutions diffuses. La désignation en ZSCE justifie la mise en œuvre d’une action spécifique de nature réglementaire, concernant notamment l’activité agricole ou l’espace dans lequel elle s’inscrit. 

      

Par ailleurs, suite au Grenelle de l’Environnement d’août 2009, plus de 500 captages parmi les plus menacés par les pollutions diffuses en France ont été désignés comme devant faire l’objet d’efforts supplémentaires de protection de leur aire d’alimentation. Cette dernière ayant été définie précisément, des programmes d’actions vont être lancés en s’appuyant notamment sur la mise en place de mesures agroenvironnementales. 

En tant que maître d’ouvrage, les communes, les syndicats départementaux et intercommunaux d’alimentation en eau potable (Vendée Eau, SIAEP…) s’engagent afin de reconquérir la qualité des eaux. 

   

Plus d’informations sur les mesures de reconquête de la qualité des eaux : 

Vendée Eau : http://www.vendee-eau.fr/module-pagesetter-viewpub-tid-2-pid-30.html 

La Roche sur Yon : http://www.ville-larochesuryon.fr/83-eau-et-assainissement.htm 

   

 Les 8 SAGE qui couvrent notre territoire doivent également permettre de gérer au mieux nos ressources grâce à une concertation entre les usagers. 

   

    

Volumes produits, traitements et qualité de l’eau brute

      

Les volumes produits en Vendée sont de l’ordre de 45 millions de m3 par an. 

     

Gestion

   

Gestion de l’alimentation en eau potable en Vendée

   

En Vendée, le syndicat départemental d’alimentation en eau potable (Vendée Eau) rassemble 11 syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable (SIAEP) 

  • SIAEP du Marais Breton et des îles,
  • SIAEP de la Vallée du Jaunay,
  • SIAEP des Olonnes et du Talmondais,
  • SIAEP de la Haute Vallée de la Vie,
  • SIAEP vallée du Marillet,
  • SIAEP Plaine de Graon,
  • SIAEP Vallée de la Sèvre,
  • SIAEP des deux Maines,
  • SIAEP de l’Angle Guignard,
  • SIAEP de Rochereau,
  • SIAEP de la Forêt de Mervent.

   

Au 1er janvier 2016, seules 3 communes vendéennes n’adhérent pas aux syndicats intercommunaux et par conséquent à Vendée Eau : 

  • La Roche sur Yon,
  • Rocheservière,
  • St Philbert de Bouaine.

  

 

Télécharger la carte des syndicats intercommunaux d'alimentation en eau potable adhérents à Vendée Eau. 

   

   

   

   

   

St-Philbert-de-Bouaine et Rocheservière sont historiquement rattachées au SIAEP de la Région de Grand-Lieu (Atlantic’eau, le syndicat départemental d’alimentation en eau potable de Loire Atlantique), étant alimentés en eau potable à partir de la Loire Atlantique avant la création de Vendée Eau. 

La ville de La Roche sur Yon gère indépendamment son service d’alimentation en eau potable. 

   

La production de l’eau

     

Chaque syndicat intercommunal (SIAEP) ainsi que la ville de La Roche sur Yon a la responsabilité de la production d’eau potable sur son territoire. 

L’exploitation de la production est confiée à des sociétés fermières (la SAUR, VEOLIA, la Lyonnaise des Eaux et la Nantaise des Eaux). 

   

Les syndicats intercommunaux producteurs, vendent toute l’eau potable produite sur leurs territoires à Vendée Eau, qui achète également de l’eau potable à des collectivités voisines non adhérentes (principalement en provenance de l’usine de Basse Goulaine). 

   

Organisation de la distribution de l’eau

                             

    

Que l’on capte une ressource proche du lieu d’utilisation : maison, école, entreprise, …, ou que l’on soit amené à faire venir l’eau de plus loin (peu ou pas de ressource proche, qualité insuffisante, forte demande, …), les réseaux d’adduction, composés de canalisations et de châteaux d’eau ou réserves bâchées, entrent en jeu. Encore faut-il préserver la qualité de l’eau durant tout le trajet … 

   

Réseaux

   

Les réseaux d’eau

   

Les principaux réseaux vendéens sont interconnectés afin de relier les usines de production entre elles. Cela permet d’assurer la continuité du service, que ce soit en période de pointe (fortes consommations estivales), ou en cas de crise, comme lors de la pollution ponctuelle d’une ressource obligeant à faire appel à une ressource de substitution. 

Plus de 15 000 km de réseaux conduisent l’eau potable depuis les unités de traitement jusqu’aux robinets des Vendéens. Ces réseaux présentent un rendement moyen de 87,9%, ce chiffre est relativement satisfaisant mais on cherche toujours à l’améliorer en entretenant régulièrement et en remplaçant les réseaux les plus anciens afin de limiter les pertes en eau. Les 12% d’eau perdus sont en effet dus aux fuites sur réseaux et aux purges. 

   

Unités de distribution

   

La distribution de l’eau en Vendée

   

À la sortie de l’usine de traitement, des pompes refoulent l’eau jusqu’aux lieux de stockage : châteaux d’eau et réservoirs au sol. 

L’eau transite ensuite gravitairement par des conduites d’adduction vers d’autres châteaux d’eau situés à proximité des lieux de consommation.
Si la gravité ne suffit pas, une station de surpression peut être intercalée sur une conduite pour compenser les pertes de charge. 

L’interconnexion des réseaux de distribution permet d’alimenter les châteaux d’eau à partir de plusieurs ressources. La carte ci-dessus représente l’alimentation classique du territoire vendéen, la répartition pouvant être modifiée en fonction de contraintes techniques ou de l’intensité des besoins, notamment l’été avec l’affluence des touristes. 

   

Gestion

   

Gestion de l’alimentation en eau potable en Vendée

   

En Vendée, la plupart des SIAEP et communes ont délégué la distribution de l’eau potable au syndicat départemental (Vendée Eau) qui se charge d’acheter l’eau aux collectivités productrices et de la distribuer aux abonnés. 

Le syndicat départemental d’alimentation en eau potable (Vendée Eau) rassemble 11 syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable (SIAEP). 

Au 1er janvier 2016, seules 3 communes vendéennes n’adhérent pas à Vendée Eau : 

  • La Roche sur Yon,
  • Rocheservière,
  • St Philbert de Bouaine.

Rocheservière et St Philbert de Bouaine adhèrent à Atlantic'eau. 

La-Roche-sur-Yon gère indépendamment son service d’alimentation en eau potable. 

   

La distribution de l’eau

     
 

Carte gestionnaires distribution AEP - Vendée Eau

Comme pour la production, l’exploitation de la distribution est confiée à des sociétés fermières (la SAUR, VEOLIA, la Lyonnaise des Eaux et la Nantaise des Eaux. 

  

  

    

    

Consulter la carte de la gestion de la distribution d'eau potable 

   

        

L’eau du robinet

    

Qualité

  
Retrouvez les données relatives à la qualité de l'eau du robinet en Vendée sur la page Suivi qualitatif des eaux distribuées

   

Usages : la consommation d’eau à la maison

  

En Vendée, l’eau potable consommée chaque année représente un volume d’environ 39 millions de m3 d’eau, dont 12 millions pour les collectivités, l’industrie et l’agriculture et 27 millions pour les abonnés domestiques. C’est à dire qu’un abonné vendéen consomme en moyenne 98 m3/an. 

Ces chiffres comprennent tous les petits consommateurs y compris les artisans/commerçants et touristes. 

Depuis plusieurs années, la consommation d’eau potable est en baisse. 

   

   

À la maison, quelques gestes simples peuvent permettre d’économiser jusqu’à 30% de sa consommation : 

  • réduire les gaspillages, d’une part en faisant la chasse aux fuites : un robinet qui goutte pendant une journée représente une perte de 100 l, une chasse d’eau qui fuit peut faire perdre 500 l d’eau par jour ! d’autre part en ne laissant pas le robinet couler pendant que l’on se brosse les dents ou que l’on se savonne …
  • choisir des appareils économes, aujourd’hui, les chasses d’eau, lave-vaisselle, mitigeurs,… sont bien plus performants et permettent de faire des économies non négligeables.
  • si l’on ne dispose pas d’un puits, arroser son jardin « à la fraîche » (tôt le matin ou le soir) et le biner régulièrement.

   

Consulter également : 

    

Pour en savoir plus...

   

Quelques fiches pédagogiques :  

   

  

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