Conseil départemental de la Vendée

L'Observatoire Départemental de l'Eau

Publié le 08/01/2015 à 15:16
Modifié le 24/06/2016 à 11:37
L'Observatoire Départemental de l'Eau a été créé en 2000 et associe des structures de l'Etat, du Département et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne.

En 2015, il est rattaché à l'Observatoire Départemental de l'Environnement en s'étendant aux thématiques du climat, de l'air, de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture et des espaces naturels.


Retrouvez toutes les données de la thématique EAU dans ce dossier.

Suivi qualitatif des eaux marines et estuariennes

  

   

Les rivières, les estuaires, les eaux côtières et la haute mer assurent une continuité écologique où les polluants transitent. Plus de 80 % de la pollution des mers provient de la terre via les fleuves ou par déversement à partir des zones côtières. Les processus de mélange vertical et de remontée d'eau froide, les vents et les courants diffusent ces pollutions ou les concentrent. Leurs conséquences sont diverses. Les matières en suspension peuvent étouffer des écosystèmes, les nutriments provoquer la prolifération d'algues, les macro-déchets être ingérés et tuer les populations marines, les micopolluants perturbent la physiologie des espèces et se concentrent dans les sédiments le long des chaînes trophiques jusqu'à l'homme. 

   

Contexte réglementaire

   

Le suivi qualitatif des eaux littoral s'appuie sur 3 règlements : 

  • La Directive cadre sur l’eau2000/60/CE (DCE) constitue le cadre réglementaire de la politique communautaire de l’eau. Pour les eaux littorales, elle concerne les estuaires et les lagunes (eaux de transition) et les eaux côtières jusqu’à 1 mille du trait de côte. La DCE inclue la « surveillance chimique » (substances dangereuses) et la « surveillance écologique ».
  • Le suivi sanitaire des coquillages. le Règlement (CE) n°854/2004 prévoit un classement des zones de production conchylicole et un suivi régulier des zones classées. A ce titre, l’Ifremer est chargé de l’organisation et du suivi d’un dispositif national de surveillance sanitaire des zones conchylicoles.
  • La Directive cadre stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE (SMM) met en place un cadre visant à réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin (de la côte aux limites des zones économiques exclusives) des mers européennes.

   

Les réseaux de mesures

    

La mise en œuvre des différentes politiques nationales des eaux littorales s’appuie sur les réseaux de surveillance, souvent liés aux usages des eaux littorales et permettent de connaître la qualité de ces milieux : 

  • Réseau de surveillance des ports maritimes, qualité des eaux et des sédiments (REPOM) - Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de Vendée ;
  • Réseau de suivi des apports en mer par les cours d’eau - DDTM de Vendée ;
  • Contrôle sanitaire des gisements naturels de coquillages (pêche à pied de loisir) – Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire, Délégation Territoriale de la Vendée ;
  • Réseau de suivi de la qualité microbiologique des coquillages (REMI) - Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ;
  • Réseau de surveillance du phytoplancton, des paramètres physico-chimiques dans l’eau et des phycotoxines dans les coquillages (REPHY) – Ifremer ;
  • Réseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH) – Ifremer ;
  • Réseau pour la surveillance de la faune et de la flore benthiques (REBENT) – Ifremer.

   

La surveillance DCE des eaux côtières et estuariennes

   

  
En application de la Directive Cadre sur l’Eau 2000/60/CE, les programmes de contrôle de surveillance sont sous la responsabilité des agences de l’eau, avec le soutien de l’Ifremer. Le suivi des poissons en estuaire, des micropolluants et des paramètres hydromorphologiques s’effectuent sous la responsabilité directe des agences de l’eau. L’Ifremer assure le suivi des autres éléments de qualité biologique (phytoplancton, algues macroscopiques, angiospermes, faune benthique invertébrée, paramètres physico-chimiques généraux). 

Le réseau de contrôle de surveillance est défini par les arrêtés du 25 janvier 2010 établissant le programme de surveillance et méthodes d’évaluation. Il a pour objectifs : 

  • d’apprécier l’état écologique et chimique des masses d’eau côtières et de transition ;
  • de compléter et valider le classement en risque de non respect des objectifs environnementaux (RNROE) ;
  • d’évaluer à long terme les éventuels changements du milieu liés à l’activité humaine ;
  • de contribuer à la définition des mesures opérationnelles à mettre en place pour atteindre le bon état écologique.

   

Estuaire du Payré à Talmont Saint Hilaire

Ces textes définissent les éléments de qualité suivis au titre du contrôle de surveillance ainsi que les fréquences d’échantillonnage pour chacun des paramètres. 

Le choix des points de surveillance et les stratégies d’échantillonnage tiennent compte des réseaux de surveillance déjà existants. 

La surveillance génère des données qui permettent de calculer un indicateur pour chaque élément de qualité. 

L’état des lieux officiel est élaboré par les agences de l’eau pour tous les types de masses d’eau (cours d’eau, plans d’eau, eaux souterraines, eaux côtières et de transition). 

   

L’ Atlas interactif sur les masses d’eau côtières et de transition mis en ligne par l’Ifremer présente le découpage, les réseaux de contrôle et la qualité de ces masses d’eau. Il est mis à jour tous les ans à l’aide des derniers résultats. Consulter le site IFREMER 

   

 Consulter également les bulletins de surveillance de la qualité du milieu marin de l'IFREMER : 

      

La qualité des zones d'élevage et de pêche à pied des coquillages

    

Les coquillages sont des organismes filtreurs qui sont donc très sensibles à la qualité de l’eau. Les zones de conchyliculture se situent dans les estuaires ou les baies et la qualité de leur eau dépend donc en grande partie de celle qui arrive du continent par les cours d’eau ou les déversements directs. Les secteurs les plus contaminés sont ainsi souvent situés en fond d’estuaire. 

  

Classement des zones conchylicoles

   

ostréiculture à Bouin

Les réseaux de l’Ifremer permettent notamment aux services de l’Etat de définir le classement des zones conchylicoles. 

L’ensemble des zones de production de coquillages vivants (zones de captage, d’élevage et de pêche à pied professionnelle) fait l’objet d’un classement sanitaire, défini par arrêté préfectoral. Celui-ci est établi sur la base d’analyses des coquillages présents : analyses microbiologiques utilisant Escherichia coli (E. coli) comme indicateur de contamination (en nombre d’E. coli pour 100 g de chair et de liquide intervalvaire - CLI) et dosage de la contamination en métaux lourds (plomb, cadmium et mercure), exprimés en mg/kg de chair humide. 

Le classement et le suivi des zones de production de coquillages distinguent 3 groupes de coquillages au regard de leur physiologie : 

groupe 1 : les gastéropodes (bulots etc.), les échinodermes (oursins) et les tuniciers (violets) 

groupe 2 : les bivalves fouisseurs, c’est-à-dire les mollusques bivalves filtreurs dont l’habitat est constitué par les sédiments (palourdes, coques...) 

groupe 3 : les bivalves non fouisseurs, c’est-à-dire les autres mollusques bivalves filtreurs (huîtres, moules...) 

    

Quatre qualités de zones sont ainsi définies, qui entraînent des conséquences quant à la commercialisation des coquillages vivants qui en sont issus. 

   

Consulter l'atlas des zones conchylicoles de Vendée sur le site eau france 

   

         

Classement des sites de pêche à pied de loisir

  

Avant de se rendre sur votre lieu de pêche, informez-vous sur le niveau de salubrité du gisement concerné en consultant les résultats communiqués par l’Agence Régionale de Santé et affichés par les communes sur les lieux de pêche et en mairie. 

Consulter le classement sanitaire des gisements de coquillages pour l'année 2016 (ARS) 

Consulter également le site de l'ARS pour : 

  • les sites interdits à la pêche
  • la carte de qualité et les résultats du contrôle sanitaire des sites de pêche