Les apiculteurs vendéens sont en colère.
Après le gaucho et le régent, les apiculteurs vendéens repartent en croisade contre le cruiser. Ils ont manifesté à Nantes et un peu partout en France mercredi 3 décembre contre son arrivée dans le pays, depuis un an, à titre expérimental.
En Italie et en Bavière, plusieurs milliers d’abeilles ont été intoxiquées et tuées par l’insecticide.
La péninsule a décidé de l’interdire.
Malgré tout, il est question de prolonger d’un an l’expérimentation de l’insecticide en France.
Une mort instantanée
Franck Alletru, président des apiculteurs de Vendée, a rencontré le ministre de l’agriculture Michel Barnier. Il doit lui rendre par écrit tout un argumentaire technique et scientifique qui justifie pleinement la dangerosité du cruiser.
« Le cruiser est introduit lors du semis, précise-t-il. C’est un insecticide systémique qui se propage de la racine jusqu’aux fleurs et tue les abeilles en un seul coup. Il libère aussi une matière qui contamine l’atmosphère. On sait les dégâts qu’il a causés en Italie. Faut-il corroborer cela en France ? Vérité en deçà des Alpes et mensonge au-delà ? J’espère que le ministre sera raisonnable d’autant que c’est lui qui est à l’origine du principe de précaution. »