Formation et soutien
Pour venir en aide d’une façon plus efficace à tous les salariés qui ont perdu leur emploi, le Conseil général de la Vendée a renforcé ses aides à la mobilité et chargé la Maison Départementale de l’Emploi et du Développement Économique (MDEDE) de nouvelles missions.
Accompagner, aider, encourager, conseiller, la Maison Départementale de l’Emploi et du Développement Économique (MDEDE) s’est vue assigner une nouvelle mission : soutenir les Vendéens issus des petites entreprises (moins de neuf salariés) qui ont perdu leur emploi pour motif économique et les aider à en retrouver un autre.
« En 2004, nous avons mis en place une plate-forme pour aider les salariés victimes de licenciement collectifs des industries du textile, du cuir, de l’habillement et de l’ameublement à se reconvertir. Face à la nouvelle situation économique, le Conseil général a décidé d’élargir son aide à toutes les personnes qui ont perdu leur travail dans le cadre d’un licenciement collectif», explique Bruno Retailleau, président de la MDEDE.
À 40 ans, Paul a perdu son emploi. Il travaillait dans la même entreprise depuis l’âge de 15 ans. Aucune entreprise vendéenne ne propose d’emploi équivalent. Accompagné par la plate-forme de reconversion, Paul a découvert une formation qui lui permettra de se reconvertir pour des postes proposés par les entreprises vendéennes.
Des aides à la mobilité
Grâce à l’aide à la mobilité du département, il pourra se rendre à cette formation située à 40 km de son domicile. « Nous ne voulons pas que la distance soit un obstacle à la reconversion, ajoute Bruno Retailleau. Pour cette raison, nous avons réévalué notre aide à la mobilité. »
Tous issus du monde de l’entreprise, les chargés de mission de la MDEDE aideront les licenciés à rédiger leurs CV et lettres de motivation et à contacter les bonnes personnes, mais aussi à trouver les formations les plus judicieuses.
« Les compétences de la MDEDE sont connues de tous. Contrainte de licencier une partie de ses salariés, une entreprise a fait appel à ses services. Avant même de quitter leur ancien employeur, les futurs licenciés ont été pris en charge individuellement pour trouver au plus vite un nouveau travail», précise Bruno Retailleau. Jusqu’à présent, les deux tiers des 867 personnes qui ont eu recours aux services de la plate forme de reconversion ont été reclassées.