Le département en plein essor
La Vendée est décidément une terre où il fait bon vivre : un bon taux de fécondité et une force d’attraction en sont la preuve et ont permis une forte croissance démographique.
Le département compte désormais près de 610 000 habitants selon la toute dernière projection synthétique complète publiée par l’INSEE il y a quelques jours.
Le département a franchi pour la première fois la barre des 600 000 habitants durant l’année 2006 atteignant les 604 500 personnes au 1er janvier 2007 (593 000 au 1er janvier 2006) .
Depuis 1999 (date du dernier recensement), la progression de la population est spectaculaire : la Vendée a en effet gagné 11% de nouveaux habitants, soit plus de 60 000 personnes, alors que la moyenne régionale n’est que de 7% seulement.
La population de notre département a ainsi augmenté de 1,5% par an entre 1999 et 2006.
Ce taux de croissance annuel exceptionnel est le plus important des Pays de la Loire, loin devant La Sarthe, La Mayenne, ou le Maine et Loire (dont la croissance annuelle de population est inférieure à 0,6 %).
Avec un tel taux de croissance annuel, la Vendée est dans le peloton de tête et se classe au 7ème rang des départements français, selon l’INSEE. Elle reste aussi moteur du dynamisme de la région.
« C’est une forme de reconnaissance de tout ce que nous faisons pour que la Vendée soit ouverte, attractive, accueillante » se réjouit Philippe de Villiers, Président du Conseil général de la Vendée. « C’est aussi une situation qui nous créé un triple devoir : préserver les équilibres entre la ville et la campagne c’est à dire le modèle vendéen, développer de façon homogène dans toute la Vendée les équipements et les infrastructures (commerces de proximité, crèches, routes, etc), assurer enfin la protection de notre cadre de vie, pour éviter un urbanisme prédateur. »
La mise en place d’un établissement foncier Vendéen
Cette forte poussée démographique est due certes à un fort taux de fécondité en Vendée(qui fait partie des quelques départements dont l’indice de fécondité est largement supérieur à 2 enfants par femme), mais aussi au dynamisme économique qui convainc définitivement de nombreuses familles à venir s’installer dans le département.
Cadre de vie, attrait du littoral, développement économique… autant de facteurs qui ont contribués depuis quelques années à créer une forte attraction démographique :
Un peu partout dans le département, des petites communes comme Saint-Maixent-sur-Vie ou Saint-Urbain ont connu des bonds démographiques extraordinaires.
Face à cette démographie en pleine croissance, le département veut maîtriser le coût des logements, d’où la création il y a quelques mois d’un « Établissement foncier vendéen » au but clairement affiché: stopper la flambée des prix des terrains en Vendée.
« Nous nous sommes fixés trois objectifs, précise Marcel Gauducheau, président de L’Établissement foncier vendéen (EFV) Nous allons casser la spéculation sur les terrains, pour permettre à tous les Vendéens d’accéder à un logement. Nous allons construire 4 000 logements sociaux sur le département dont une grande partie en accession à la propriété. Nous allons donner aux communes les moyens de maîtriser leur foncier pour mener à bien leurs projets. Nous devons défendre le modèle vendéen qui est un modèle d’équilibre entre la ville et la campagne.»
Outil exceptionnel, l’EPF détient le pouvoir de se substituer aux communes pour se porter acquéreur de terrains qui seront gardés en réserve en vue de projets de logements ou d’équipements.
« Aujourd’hui, la plupart des communes se voient contraintes de renoncer à acheter le foncier dont elles ont pourtant besoin pour des aménagements prévus dans trois ou quatre ans. Ces terrains finissent par tomber entre les mains de promoteurs, ce qui contribue à amplifier la hausse des prix », déplore Marcel Gauducheau.