Préserver la qualité des eaux des 20 bassins des 17 ports de Vendée. L’enjeu est de taille, et le Conseil général de la Vendée entend bien relever ce défi.
Le Département va donc faire le ménage dans les ports vendéens :
Des actions sont prêtes à être mises en œuvre. Elles consistent essentiellement à organiser la collecte des déchets, des huiles et des eaux usées. Les diagnostics ont déjà été réalisés et le Conseil général a dressé la liste des entreprises composant la filière de traitement des déchets.
Un nouveau contrat environnemental
« Les gestionnaires de port, qui se voient aujourd’hui contraints d’organiser la collecte des déchets, n’ont généralement pas cette compétence. Nous devons les aider à s’organiser et à réaliser les investissements nécessaires, comme des déchetteries, ou des système de collecte des huiles et des eaux usées », assure Michel Dupont, président de la commission patrimoine environnement et transport du Conseil général.
De surcroit, la plupart des ports vendéens accueillent des activités aussi différentes que la plaisance, la pêche, le commerce, ou encore l’ostréiculture ou la mytiliculture. « Chaque activité comporte ses spécificités », note le conseiller général. Sans compter que les configurations des installations portuaires sont toutes différentes et nécessitent de prendre en compte de nombreuses données économiques et environnementales.
250 unités de pêche, 5900 bateaux de plaisance sont hébergés sur le littoral vendéen. S’y ajoute 600 « touchés » de cargos, ainsi que les rotations commerciales de fret et de passagers avec l’île d’Yeu.
Après les contrats environnement littoraux et ruraux, le Conseil général lance donc les contrats environnement portuaires. « C’est le troisième volet d’un triptyque destiné à aider les communes à protéger l’environnement », précise Michel Dupont.
17 de ces nouveaux contrats devraient être signés entre 2009 et 2010 avec les 17 ports du littoral vendéen.
L’une des particularités de ces contrats consiste à être destinés à des gestionnaires qui ne sont pas toujours des collectivités. Certains ports relèvent de la chambre de commerce et d’industrie, d’autres de société de droits privés ou d’économie mixtes, ou encore d’associations.
La Vendée donne l’exemple
« La Vendée est le premier département de France à s’attaquer au chantier des ports de manière globale », se félicite Roger Leroy, ingénieur de l’Agence de l’eau qui sera, elle aussi, signataire des contrats. « Un port va servir de référence, le port du Bec, entre Beauvoir et Bouin. Il est représentatif des difficultés que nous allons rencontrer, avec de nombreuses activités comme des chantiers, des ostréiculteurs, des pêcheurs et des plaisanciers. »