La Vendée attire de plus en plus les agriculteurs. En quatre ans, le nombre d’installations agricoles est passé de 110 à 150 par an.
En 2008, le Conseil général de la Vendée a soutenu 133 jeunes agriculteurs dans leurs parcours à l’installation. 63% des reprises se sont réalisées hors cadre familial. Les agriculteurs vendéens ont ainsi abordé avec optimisme le Salon de l'agriculture qui vient de s'achever.
Un accueil vendéen extraordinaire
Cela fait bientôt deux mois que Gérard et Touria Paillard se sont installés à la ferme La Mancelière à Saint-André-Goule-d’Oie. Ils ont bénéficié de l’aide aux jeunes agriculteurs.
Le couple a repris l’exploitation laitière de Jean-Bernard Allain. Les deux époux ont quitté la Mayenne pour se mettre à leur compte : « Avant, j’étais salarié dans une coopérative agricole, explique Gérard Paillard. Ça a toujours été mon rêve d’avoir ma propre ferme. »
Le choix de la Vendée ne s’est pas fait par hasard : « L’accueil des Vendéens a été extraordinaire, ajoute Touria Paillard. Ce n’est pas évident de reprendre une exploitation pour la première fois. Bruno et Jean-Pierre nous ont beaucoup aidés. »
Bruno et Jean-Pierre Allain sont les anciens collaborateurs de Jean-Bernard et sont désormais à leur propre compte. Ils ont été les premiers à les accueillir et à les soutenir : « On leur donne des coups de main, explique Jean-Pierre Allain. Il faut dire que c’est une grande satisfaction pour nous de faire venir des agriculteurs qui ne sont pas du département. »
Un métier qui change
Le métier change. Les agriculteurs n’ont plus l’image d’Épinal d’exploitants isolés dans leur ferme.
Ce sont de véritables ingénieurs agricoles à la tête d’une véritable entreprise. Les procédures administratives sont de plus en plus complexes.
Les Paillard possèdent désormais 57 hectares de terres qui leur permettent de nourrir leurs 57 vaches. Ils veulent primer la qualité à la quantité. « C’est compliqué certes, mais nous avons été épaulés pour nous installer, grâce notamment au Conseil général de la Vendée, convient Gérard Paillard. C’est long, ça prend du temps, mais ça prouve une chose : pour faire ce métier, il faut être passionné. »
Des aides à l’installation et des prix très abordables.
Le couple a bénéficié des aides à l’installation du Département. Le prix de l’exploitation a été décisif dans leur choix : « En Vendée, c’est moins cher parce que les terres sont vendues selon leur vraie valeur économique, remarque Gérard Paillard. En Mayenne, la valeur des terres est spéculative. Ici, l’économie réelle l’emporte sur l’économie de marché. »