Offrir aux personnes âgées, handicapées ou malades, les soins quotidiens fondamentaux qu’elles ne peuvent plus effectuer seules. Aujourd’hui, de nombreuses maisons de retraites et associations recherchent des aides-soignants pour assurer les soins des personnes dont elles s’occupent.
Des postes vacants
« Des postes d’aide-soignante, nous en avons de vacant toute l’année, déclare Luc Neyme, directeur de la résidence du Bocage à Antigny. Nous avons du mal à en recruter de nouvelles. Pour faire face à ces difficultés, nous formons notre personnel. Dans quelque temps l’un de nos agents d’entretien deviendra aide-soignant grâce à un diplôme VAE, diplôme de Validation des Acquis d’Expérience. C’est avantageux pour plusieurs raisons. Tout d’abord cela nous permet d’offrir une évolution de carrière aux agents qui travaillent pour nous. De plus, après plusieurs années passées dans notre résidence, nous sommes sûrs que les personnes réalisent concrètement ce qu’est le métier d’aide-soignante. Enfin, nous connaissons la personne que nous employons et ses capacités à travailler. »
Cinq instituts de formation
À côté de ces VAE, cinq instituts forment en Vendée au métier d’aide-soignant. (voir encadré). « Les personnes qui exercent ce métier doivent aimer servir les autres. L’écoute, la relation avec le patient, l’altruisme sont au premier plan de cette profession », précise Micheline Riand, directrice de l’IFAS, Institut de Formation des Aides Soignants.
Après cette formation de dix mois en alternance, les diplômés des instituts d’aides-soignants se dirigent soit vers le monde hospitalier, soit vers les associations, soit vers le libéral, soit vers la gériatrie.
« Aujourd’hui, avec le vieillissement de la population, tous ces professionnels spécialisés dans l’aide à la personne sont en pleine évolution. Aussi bien pour maintenir les personnes le plus longtemps possible à leur domicile que pour assurer les meilleures conditions de vie à celles qui entrent en institution, » précise Micheline Riand.
Des journées bien chargées
« Chaque matin, nous allons réveiller les personnes-âgées de la résidence, expliquent Stéphanie et Yvelise, deux aides-soignantes de la résidence du Bocage d’Antigny. Ensuite, nous aidons celles qui peuvent se lever à sortir de leur lit, les autres à prendre les petits-déjeuners. Après, vient l’heure des toilettes. Moment crucial dans la journée. Les personnes, une fois mises en confiance, nous confient beaucoup de choses. C’est un moment très riche. Pour le reste de la journée, nous les accompagnons dans leurs diverses activités, nous les aidons à se déplacer, nous les aidons à prendre leurs repas, leurs médicaments. Puis vient l’heure du coucher. Et pour certaines, les gardes de nuit.
Un seul aide-soignant n’assume pas la totalité d’une journée. La journée est en général divisée en trois temps, le matin, l’après-midi et la nuit. Pour chacune de ces plages horaires, les équipes sont différentes. »
Un maillon de la chaîne des soins
À travers ce soutien aux gestes simples et fondamentaux de la vie quotidienne, les aides-soignants font partie intégrante de la chaîne des soins.
« Leur travail est aussi un travail d’observations. Le moment de la toilette par exemple, est le moment idéal pour découvrir des escarres naissantes, de nouvelles blessures… À partir de leurs remarques, le personnel soignant peut les traiter », ajoute Micheline Riand.
« Chaque jour nous avons deux temps de paroles avec les infirmières, le matin et l’après-midi », précise Véronique.