« Les procédures légales pour la fermeture de l’entreprise n’ont pas du tout, à ce jour, été suivies » soulignait mercredi 1er juillet Philippe de Villiers « il n’y a donc aucune raison de s’avouer vaincus ».
Le Président du Conseil général a réitéré en milieu de semaine son soutien aux salariés, rappelant qu’avec tous les Vendéens il est plus que jamais déterminé à agir contre le groupe SKF pour qu’il revienne sur sa décision de délocaliser son usine de Fontenay-le-Comte.
« Le groupe SKF ne peut pas, d’un côté, se proclamer « économiquement, socialement et éthiquement responsable » et, de l’autre, se comporter de façon aussi scandaleuse en annonçant une délocalisation qui plonge dans la détresse 380 salariés, dont il utilise les compétences depuis des années » indiquait notamment dans un communiqué Philippe de Villiers, bien décidé à poursuivre toutes les actions pour que le « Board » suédois comprenne sa détermination.
D’ores et déjà –comme pressenti par les élus vendéens, la presse Suédoise s’est emparée de l’événement : suite à la manifestation unitaire de samedi 27 juin, un grand article est notamment paru dans le premier journal économique suédois. Il répercute le soutien des 600 000 Vendéens et leurs actions pour dénoncer ce projet de fermeture inhumain et immoral.
Dès la fin de cette semaine, va aussi commencer une campagne dans la presse nationale et internationale.
« Il s’agit de dénoncer les méthodes du groupe et d'interpeller son président, M. Tom JOHNSTONE, afin qu’il mette en pratique les principes éthiques dont il prétend s’inspirer pour son action et revienne sur sa décision de fermer l’usine de Fontenay-le-Comte » précise Philippe de Villiers.
" Comme l’a montré la très forte mobilisation de samedi dernier, la bataille pour sauver SKF est loin d’être terminée " assure de son côté le conseiller général Dominique Souchet, "d’autant que la réunion du comité d’entreprise qui s’est tenue lundi 29 juin au soir n’était qu’une réunion d’informations au cours de laquelle aucune décision n’a été prise en réalité."