Le « cheval vendéen », une marque haut de gamme reconnue à travers le monde. Tel est l’objectif du Conseil général pour la filière du cheval de sport haut de gamme.
« Notre terroir s’y prête, climat et grands espaces herbus sont idéaux. Et notre savoir-faire historique est un atout supplémentaire pour la filière vendéenne sur le marché mondial », précise Bruno Retailleau, vice-président du Conseil général.
Valorisation des jeunes chevaux
Pour créer cette forte identité « cheval vendéen », un programme de valorisation des jeunes chevaux vendéens a été mis en place. « La sélection génétique permet de mettre de côté les juments et étalons les moins intéressants et de garder les meilleurs spécimens. Ceux qui permettront une amélioration de la race », ajoute Bruno Retailleau.
Entre un an et trois ans, les jeunes chevaux sont soumis à de nombreux examens de santé. Deux fois par an, ils sont menés au maréchal-ferrant. Ils suivent des séances de travail et de dressage réguliers. Tout cela afin de créer un produit haut de gamme. Le « cheval de sport vendéen » doit finir par être reconnu pour et par sa qualité sur le marché international des chevaux de sport.
Le Conseil général a créé un programme de valorisation de l’excellence des performances des chevaux. La préparation de tous les jeunes chevaux nés et élevés en Vendée, qualifiés pour un championnat de France ou internationaux, est ainsi en partie prise en charge. Grâce à ce programme, 73 jeunes chevaux vendéens ont été aidés en 2008. De même, les athlètes vendéens de haut niveau sont soutenus pour leurs préparations aux épreuves internationales.
Des infrastructures de qualité
En parallèle, les infrastructures équestres sont améliorées. Comme tous les athlètes de haut niveau, chevaux et cavaliers ont besoin de locaux sur-mesure.
Un vaste programme de rénovation et de modernisation de tous les hippodromes et infrastructures a été mis en place. Leur sol doit être irréprochable, ni trop profond, ni trop dur. Ils doivent pouvoir offrir des conditions d’hébergement de qualité, proposer des services infirmiers, un solarium...
Le Haras pour vitrine
« Nous avions besoin d’une vitrine internationale pour la marque « cheval vendéen ». Le Haras répond à ces exigences. Chinois, Indiens et autres acheteurs potentiels y sont accueillis dans les meilleures conditions. Nous voulons faire du Haras une agence de développement du cheval vendéen, un lien entre les éleveurs et les acheteurs », explique Claude Ouvrard, président de l’action économique.
Un acheteur ne se déplacera pas pour voir deux chevaux dans un élevage reculé. En revanche il se déplacera pour en voir plusieurs dizaines. Cela a été le cas lors du premier Trophée du cheval vendéen, qui a eu lieu il y a quelques semaines. Près de 80 chevaux y étaient rassemblés.
Enfin, pour faire connaître la spécificité de l’élevage vendéen auprès du grand public, le haras, organise de nombreuses animations et visites.
Aujourd’hui, il est le deuxième site équestre de France par le nombre des visites, derrière le musée vivant du cheval de Chantilly, plus de 60 000 visiteurs ont été comptabilisés en 2008.
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