« En enregistrant ces Concerts, j’ai voulu, tel un restaurateur de tableaux, rétablir les couleurs d’origine, avec les sonorités des flûtes, hautbois et bassons, qui enrichissent les simples cordes » signalait Hugo Reyne en mai 2009, lors de la sortie des « Concerts mis en simphonie » de Jean-Philippe Rameau.
« Il s’agissait de changer des versions traditionnelles et de l’arrangement en sextuor habituel, unir dans la mélodie la suavité des violons aux bassons, mêler quelques touches pétillantes de hautbois à la légèreté de la flûte traversière permettant vraiment de faire de chaque morceau une peinture ».
Une version inédite donc de l’œuvre du compositeur, qui a valu à La Simphonie du Marais et au label « Musiques à la Chabotterie » de multiples récompenses depuis le printemps dernier.
Salué par la critique, ce nouvel opus du label vendéen vendu à plusieurs milliers d’exemplaires a en effet conquis un public de professionnels et de spécialistes –dont l’oreille est aussi fine qu’exigeante.
Le mensuel « Diapason », spécialisé en musique classique, lui a ainsi attribué la récompense suprême de cinq étoiles dans son numéro de juin 2009.
« Cette musique souvent pittoresque récupère des couleurs idéalement ramelliniennes, avec des réussites surprenantes comme le raffinement ombré de « La Boucon » ou la mobilité gracieuse de « La Pantomime » » écrit ainsi le journaliste visiblement tombé sous le charme de ce qu’il qualifie de « disque enchanteur ».
A son image, le mensuel « Classica » a tout simplement choisi de son côté le disque de La Simphonie du Marais pour en faire « Le Choc du mois » en juin 2009.
« Habillant Rameau de vêtements neufs, Hugo Reyne fait défiler avec un sens exemplaire du tempo et du contraste cette étonnante galerie de portraits » insiste le journaliste « Plus qu’une énième version de cette musique, la Simphonie du Marais en réussit une des meilleures ».
« Magnifique reconstitution » pour la revue l ‘Education Musicale, « interprétation soignée dont on reste sous le charme » pour ResMusica, « simphonies admirablement bien réalisées que la Simphonie du Marais rend à la perfection » pour Pizzicato… l’unanimité s’est faite autour de ces concertos, dont les noms à eux seuls font voyager l’imagination…
La Coulicam, La Timide, L’Agaçante, L’Indiscrète… Autant de morceaux qu’Hugo Reyne fait revivre et personnalise avec cette version orchestrée des pièces de clavecin.
« Cet enregistrement est un pur joyau » assène d’ailleurs convaincu le site classiquenews.com.
Dans son édition estivale, Classica revient à nouveau sur l’enregistrement, classant le disque parmi les meilleures prises de son. « Place à des merveilles de sonorité moelleuses, rondes, chaleureuses, au grave nourri, avec une riche polyphonie enfin audible grâce à la précision de la distinction des pupitres »