« Nous ne pouvons plus accepter la menace d’une coupure d’eau. Il y a une véritable urgence qui doit être prise en compte. Si fin octobre, 100 000 Vendéens sont en rupture d’approvisionnement d’eau, je tiens d’ores et déjà l’Etat, en l’occurrence le Ministre de l’Environnement, pour responsable. »
La sonnette d’alarme avait déjà été tirée en février 2009… mais sans succès.
Alors que de sérieuses menaces de pénurie d’eau pèsent sur la Vendée, Philippe de Villiers a tenu à lancer un nouvel SOS pour que soit enfin inscrit au prochain SDAGE (schéma directeur d'aménagement et de gestion des eau) la construction du barrage de l’Auzance.
« Comme nous l’avions déjà préconisé, ce barrage apparaît comme l’unique solution sur le plan économique comme écologique, pour résoudre le problème que représente le manque d’eau en Vendée et éviter cette menace permanente de coupure d’eau » a martelé Philippe de Villiers.
Rappelant que le Département prône cette solution depuis de nombreuses années, le Président du Conseil Général a souligné l’extrême urgence de la situation s’appuyant notamment sur l’actualité.
En effet, d’ici fin octobre 2009, si aucun apport pluviométrique significatif n’intervient, une quarantaine de communes seront concernées par « les ruptures d’approvisionnement », menaçant près de 100 000 Vendéens.
« Que va t-on dire aux Vendéens ? Comment feront les hôpitaux, les maisons de retraite ? » S’est-il interrogé.
Un déficit de 9m3 d’eau chaque année en Vendée
Cette situation alarmante, déjà dénoncée à plusieurs reprises par les élus vendéens, est due à l’inadéquation entre l’offre et la demande d’eau potable, dans un département dont les ressources en eau sont limitées.
Le déficit moyen annuel représente ainsi 9 m3 d’eau dans le secteur Nord-Ouest de la Vendée. Il est amené à largement se creuser à l’avenir en raison notamment d’une population en constante augmentation (10 000 Vendéens de plus chaque année), sans compter plus de 5 millions de touristes.
« Face à ce risque immense, les solutions marginales, type forages ou réserves d’eau naturelles, ne sont pas à la hauteur de l’enjeu » relève Eric Rambaud, Président de Vendée Eau. « Elles permettent certes d’apporter des petites réponses de circonstances, mais elles s’apparentent principalement à du bricolage. Si un été de canicule survient, que fera-t-on ?»
Le barrage sur l'Auzance est la solution optimale
Etudiée depuis 17ans, la solution du barrage de l’Auzance fait l’objet d’un avis favorable unanime de la part des élus, comme des acteurs locaux.
D’une capacité de 8 à 9 m3 d’eau, il est réalisable dans les meilleurs délais. En outre, son intérêt général n’est plus à démontrer.
Il est donc impératif que le projet de barrage sur l’Auzance soit inscrit dans le SDAGE Loire- Bretagne, seul obstacle à sa mise en œuvre et que sa construction soit mise à l’enquête publique au plus vite.
« Cela suffit, l’Etat ne doit plus tergiverser » a lancé Eric Rambaud, rappelant que le projet fait sans cesse l’objet d’interminables études ou d’hypothétiques solutions de recours toutes plus couteuses et inadaptées les unes que les autres.
Philippe de Villiers appelle l’Etat à prendre ses responsabilités, indiquant aussi avoir alerté le Premier Ministre:
"Nos dirigeants sont responsables de la situation actuelle, malgré nos signaux depuis 17 ans. Ils seront tenus pour responsables à l’avenir si rien n’est fait."