« Un projet dangereux à la fois pour notre environnement, et pour notre économie maritime ».
C’est en ces termes que les Conseillers généraux de Vendée qualifient la demande faite par plusieurs entreprises d’exploiter une immense concession minière sous-marine au large de Noirmoutier.
Ce projet, qui porte sur l'extraction de plusieurs milliers de tonnes de sable à environ 10 milles nautiques des côtes (20 km), n’a pas encore reçu d’autorisation de la part de l’Etat.
Si le permis de créer et d’exploiter une telle concession minière était accordé aux deux entreprises de Travaux Publics, ce sont des années d’ efforts de protection du littoral qui seraient réduits à néant.
Comment extraire les granulats marins -sinon en effectuant un dragage des fonds marins et des fonds fluviaux – dont les dommages seraient considérables. Dix ans après le naufrage de l’Erika, la côte vendéenne sera –t-elle encore souillée.
« Mené sans concertation avec les élus du littoral comme du Département, ce projet -s’il voyait le jour- porterait gravement atteinte à notre environnement et à nos pêcheurs » expliquent les élus vendéens.
Ils soulignent notamment les différents risques inhérents à une telle réalisation au premier rang desquel le risque d’érosion accélérée de nos côtes sableuses, dunes et plages que le Conseil Général protège depuis plusieurs années grâce notamment les Contrats Environnements Littoraux.
Autre risque redouté par les élus, celui de graves perturbations de la flore et de la faune marines, avec pour conséquence une diminution incontrôlable des ressources halieutiques, alors même que nos pêcheurs traversent déjà une grave crise pour la survie de leur profession.
Enfin, « ce projet risque d’impacter la courantologie marine, favorisant la prolifération d’algues vertes sur nos côtes, au moment même où les collectivités locales –tout particulièrement celles de la côte atlantique- se mobilisent pour lutter contre ce fléau.
Actuellement, en France, sont exploités en mer sept gisements, qui représentent plusieurs dizaines de millions de tonnes de sable et granulats marins.