À la différence des cursus classiques, dispensés dans d’autres écoles d’ingénieurs, l’ICAM Vendée, ex-IST, ouvre ses portes à des candidats variés. Soixante dix pour cent des étudiants sont issus de milieux sociaux modestes, contre 30% de milieux aisés. C’est une particularité de l’ICAM Vendée.
Les étudiants ne sortent pas tous des classes prépas scientifiques. Ils ont en moyenne entre vingt-deux et vingt-trois ans mais, chaque année, deux ou trois étudiants par promotion, sont des adultes reprenant le chemin de l’école.
De même, certains élèves, d’abord titulaires d’un BEP puis du baccalauréat, intègrent l’ICAM. En 2002, l’un a même fini « major de promo » en fin de cursus.
Au terme des deux premières années, sur les cinq au total, ils décrochent tous un BTS. Si un étudiant arrête ou change de formation en fin de deuxième année, il est donc titulaire d’un diplôme.
Les atouts de l’école vendéenne
Les ingénieurs formés sur les bancs de l’ICAM Vendée sont, avant même d’être diplômés, particulièrement expérimentés. Le savant dosage entre compétences théoriques et professionnelles est l’un des atouts de l’école vendéenne.
En 3e et 4e année, les futurs ingénieurs sont une semaine sur deux en entreprise. En 5e année, ils y passent les six derniers mois de l’année. S’ils y gagnent en maturité, ils participent surtout à la bonne santé de l’entreprise, en mettant sur pied un véritable projet.
« Ce n’est pas un cas d’école ! précise Cyril Languil, l’un des étudiants diplômés récemment.
C’est la mise en application d’un vrai projet. Nous touchons à la réalité de la vie active. »
Des profils divers
Pour le challandais Thomas Vrignaud, vingt-trois ans, le défi est relevé : «
Je travaillais ces six derniers mois dans une entreprise vendéenne, à Saint-Michel-Mont-Mercure. Le directeur est satisfait, il me garde ! Après mon diplôme, j’irai travailler dans une de ses filiales, à Cholet. »
Les projets aboutis dépassent très souvent le périmètre de la mission de départ confiée au jeune. Ils ont parfois une portée stratégique qui nécessite que certaines soutenances de fin d’études se fassent à huis clos. Les entreprises tiennent à ce que les données et les chiffres du projet du futur ingénieur restent confidentiels. La bonne santé de leur entreprise en dépend.
La soutenance de David Jolly, originaire de Commequiers était publique :
« Durant mon projet, j’ai appris à adapter mes compétences techniques au personnel. Mon projet était de mettre sur pied une nouvelle organisation de service. J’ai appris à être directif, j’ai testé différents managements. »
Le jeune homme, diplôme en poche, aimerait aller travailler à l’étranger, afin de peaufiner son expérience. Il mettra en pratique ce que le jury de soutenance lui a conseillé d’améliorer :
« Ta prestation et ton projet étaient bons. À l’avenir, tu dois apprendre à bien justifier tes choix et, surtout, ne pas hésiter à argumenter au maximum. »
Renseignements :
02 51 47 70 70 ou
http://ist.groupe-icam.fr