Quelques jours après avoir été élu sportif français de l'année par l'Union des journalistes de Sport en France, Michel Desjoyeaux a été désigné lundi soir marin de l'année 2009 par la Fédération Française de Voile.
Une récompense qui lui a été remise lors de la grande soirée des champions au Théatre Edouard VII de Paris devant près de 700 personnes.
Vainqueur du Vendée Globe en 2009 pour la 2ème fois, le navigateur français succède à Francis Joyon et retrouve ce titre dont il commence à être habitué.
Ce n’est en effet pas la première fois que « le Professeur » qui possède le plus beau palmarès de la course à la voile en solitaire reçoit le trophée de « Marin de l’année ».
Il l’avait été en 2001, année où il avait triomphé au Vendée Globe et en 2007 pour ses victoires dans la Solitaire du Figaro et dans la Transat Jacques Vabre.
« Ce n'est que du bonheur d'être distingué par cette grande famille qu'est la voile française. Tout cela est le résultat d'une passion de tous les instants » a indiqué, ému, le marin à l’issue de la cérémonie.
Au delà de sa victoire lors de l’Everest des Mers, cette récompense voulait aussi mettre en lumière le véritable exploit réalisé par Desjoyeaux lors du dernier Vendée Globe. Le skipper avait en effet dû revenir aux Sables pour des problèmes techniques avant de repartir bon dernier, et de remonter un à un tous ces concurrents, fait unique dans l’histoire de la course et qui lui vaut depuis (si cela était besoin !) l’admiration de tous.
« Je ne suis pas près de prendre ma retraite, au grand désespoir de certains de mes concurrents. A chaque fois, c'est un plaisir d'être en mer » a ironisé le navigateur de 44 ans.
Pour cette 9ème édition du Trophée du meilleur marin, Michel Desjoyeaux était en concurrence avec Antoine Albeau (véliplanchiste, champion du monde de slalom), Pascal Bidégorry (coureur au large, recordman de la traversée de l’Atlantique nord en équipage et de la distance parcourue en 24 heures), ainsi que l’équipe de France jeunes (championne du monde ISAF, une médaille d’or, deux d’argent et deux de bronze).
Le jury, composé de 18 personnalités était présidé par Christine Janin, médecin et alpiniste, première Française à avoir gravi l'Everest.