En dépit de l’opposition de la Commission Européenne, le Conseil Européen des Ministres de la Pêche vient de décider mercredi 16 décembre, la réouverture en 2010 de la pêcherie d’anchois, et l’attribution d’un quota de 7 000 tonnes dont 1 600 tonnes aux pêcheurs français.
Il aura fallu 48 heures de négociations pour parvenir à une telle résolution, véritable bouffée d’oxygène pour les « gens de la mer et leurs familles ».
Après plus de 4 années d’interdiction (« d’accès à la ressource »), cette annonce, capitale pour l’avenir des ports et des flottilles de notre département, éloigne la menace qui pesait sur les pêcheurs de la côte atlantique, notamment les gillocruciens, alors même que la pêche vendéenne reste toujours une activité économique importante, qui fait vivre (survivre ?) des centaines de personnes.
« Cette décision, tout en préservant la ressource halieutique, constitue une lueur d’espoir pour de nombreux marins pêcheurs du littoral atlantique et du port de Saint Gilles Croix de Vie en particulier qui se voient désormais autorisés à reprendre la mer pour pratiquer cette pêche traditionnelle » se félicitent les élus vendéens, notamment Marietta Trichet, Conseillère générale de Saint Gilles-Croix-de-Vie qui rappelle que le port vendéen est le deuxième port français producteur de ce poisson.
« La décision prise par les Ministres fait droit, aussi, aux légitimes demandes des marins pêcheurs spécialisés dans la pêche à l’anchois qui considéraient avec juste raison que la reconstitution de la biomasse était suffisante pour autoriser cette réouverture » ajoutent-ils.
Il y a quelques jours, l’ancien vice-président de la Commission de la pêche du Parlement européen Dominique Souchet, Vice-président du Conseil général de la Vendée avait une nouvelle fois réclamé cette réouverture au ministre de la pêche, Bruno Le Maire l’invitant à s’appuyer sur les dernières évaluations scientifiques de la biomasse d’anchois pour exiger de la Commission européenne qu’elle accepte cette réouverture dès le 1er janvier 2010.
Les évaluations réalisées par les scientifiques espagnols montrent en effet que la ressource s’est reconstituée.
Les Conseillers généraux demandent à Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, d’œuvrer en faveur de la pérennisation de cette mesure et de demeurer vigilant pour que Bruxelles ne décide pas dans quelques mois d’interdire de manière brutale et soudaine l’accès à cette pêcherie plongeant une nouvelle fois dans le désarroi nos marins pêcheurs.