Derrière l’ancienne aumônerie à Mormaison, un grand terrain vague encore en friche deviendra bientôt un parc de jeu d’un hectare pour les adolescents de la future unité du foyer départemental Gilbert de Guerry.
D’ici un an, seize adolescents garçons en difficulté seront accueillis dans ces bâtiments d’une surface de 870 m2.
Une nécessité départementale
« Il devenait nécessaire d’augmenter le nombre de places pour l’accueil des jeunes garçons afin de faire face à des problèmes éducatifs de plus en plus complexes, s’est exprimé Véronique Besse, présidente de la commission des actions sociales au Conseil général de la Vendée, lors de la pose de la première pierre, début décembre. Le Conseil général a souhaité ouvrir un lieu où un travail éducatif spécial, destiné à redonner aux jeunes toutes leurs chances dans la société, puisse être mené à bien. »
Une maison pour s’extérioriser et travailler
Ces adolescents seront accueillis suite à une décision judiciaire ou à la demande des parents. À Mormaison, en lieu et place de l’ancienne et spacieuse aumônerie, à côté la congrégation des sœurs du Sacré Cœur de Jésus, ils entameront une deuxième vie.
« Le choix de cette commune, s’il a été fortuit au départ, n’est pas complètement le fruit du hasard, explique Alain Lebœuf, Conseiller général du canton de Rocheservière. Mormaison est une petite cité en pleine campagne, loin de toutes les tentations de la ville que chacun peut imaginer. »
L’étendue de la propriété, son parc, ses terrains de jeu ou de sports seront autant de chances pour ces adolescents qui ne doivent certainement pas rester enfermés, mais qui ont besoin au contraire de respirer et de s’extérioriser.
« Mormaison offre un cadre plus serein que celui d’une ville, précise Marie-Madeleine Rossignol, directrice du foyer départemental Gilbert de Guerry. Les jeunes peuvent ainsi se recentrer sur leur travail et ne pas se disperser. »
Intimité et respect
Ces adolescents ont tous une histoire familiale et sociale délicate. L’un des objectifs de cette unité d’accueil est de leur redonner la sécurité par un espace de vie où chacun trouve sa place et son intimité. Les adultes retrouveront ici un véritable rôle de référent.
« Il faut restaurer la confiance des jeunes dans les adultes, c’est-à-dire, les aider à leur donner envie de grandir et de s’insérer selon des modalités socialement acceptables, ajoute Véronique Besse. Ils sont alors moins tentés de défier l’autorité et, au contraire, reconnaissent leur légitimité. »