«Je suis venu par amitié pour Philippe de Villiers qui me l’a demandé, mais surtout pour vous dire mes remerciements, mes encouragements et mon soutien. Vous avez, chers gendarmes, le soutien de toute la population, qui est derrière ceux qui assurent sa sécurité.»
Invité par Philippe de Villiers pour inaugurer les deux nouvelles casernes de La Roche-sur-Yon et de Montaigu, Brice Hortefeux a passé l’après-midi de jeudi en Vendée.
Arrivé à 16 heures à l’aéroport des Ajoncs, le Ministre de l’intérieur, de l’outre mer et des collectivités locales s’est tout d’abord entretenu avec le Président du Conseil Général à l’Hôtel du Département, avant de rejoindre le Groupement de gendarmerie de La Roche, boulevard du Maréchal Leclerc.
Les deux hommes étaient notamment accompagnés du Général d'armée Roland Gilles Directeur général de la gendarmerie nationale, du Préfet de la Vendée Thierry Lataste, du Maire de la Roche-sur-Yon Pierre Regnault, et du Général Chancerelle, commandant la région de gendarmerie des Pays de la Loire.
Accueilli par le Colonel Francis Brice, le Ministre de l’Intérieur a reçu les honneurs militaires avant de dévoiler la plaque, révélant le nom de la nouvelle caserne "Caserne Louis Jean-Baptiste GOUVION" qui accueille désormais sur 28 000 m2 les personnels des casernes Briand et Haxo.
Brice Hortefeux a visité les bâtiments, notamment le Centre Opérationnel et de Renseignement de la Gendarmerie, avant de prendre la parole devant les militaires à la suite du Maire de La Roche-sur-Yon.
« C’est bien sûr une grande joie d’être en Vendée, mais aussi une joie d’être parmi vous » leur a déclaré Brice Hortefeux.
« J’attache une importance particulière à ce que les militaires puissent vivre et exercer leur mission, leur vocation dans des conditions de qualité. C’est une condition d’efficacité. C’est la raison de cet investissement, de ces nouveaux locaux à la Roche-sur-Yon, sûrement d’ailleurs la dernière grande opération de ce type sur les fonds de l’Etat. »
Soulignant qu’en France 3300 brigades couvrent près de 95% du territoire, il a en outre rassuré les gendarmes, indiquant qu’il n’était pas question de remettre en question leur statut de militaire.
Avant lui, Philippe de Villiers avait confié sa fierté d’accueillir le Ministre de l’Intérieur pour « un beau moment d’unité nationale »:
« J’ai souhaité le parrainage de Brice Hortefeux pour ce moment important, car nous voulons rendre hommage aux gendarmes, tout particulièrement aux gendarmes de Vendée, qui font beaucoup de sacrifices ; des sacrifices discrets, humbles. »
« De la sécurité routière aux opérations de prévention contre la drogue dans les écoles, nous menons avec les gendarmes des actions exemplaires » a t-il rappelé avant de conclure à l’adresse des militaires :
« A travers vous tous, nous saluons les soldats, les soldats du droit, les soldats de la loi, qui rassurent et protègent la population. Nous voulons vous dire ce que nous vous disons trop rarement : merci de votre protection, merci de faire sentir toujours à nos côtés l’ombre du service de l’Etat. Que vive la gendarmerie, que vive l’armée française ! »
Le Ministre s’est ensuite rendu à Montaigu afin d’inaugurer la nouvelle caserne de la brigade qu'il a visité.
Ouverts depuis le 1er décembre 2009, les nouveaux locaux de gendarmerie abritent les 19 gendarmes de la brigade de Montaigu ainsi que le commandant de la communauté de brigades Montaigu-Rocheservière.
« Nous sommes heureux de vous accueillir » lui a indiqué le Maire et président de la communauté de communes Antoine Chéreau, « la dernière fois qu’un ministre de l’Intérieur est venu à Montaigu, c’était en 1906, pour inaugurer l’hôpital. C’était un homme que les Vendéens connaissent bien : Georges Clémenceau… »
Evoquant la communauté de brigades de Montaigu, Antoine Chéreau a salué lui aussi le courage et le dévouement dont font preuve les officiers et sous-officiers du département avant que le Ministre de l'Intérieur ne renouvelle ses encouragements aux hommes en bleu qui, jour après jour, participent à garantir la sécurité et la protection de nos concitoyens.
Il était enfin temps pour le Ministre de l'Intérieur de quitter "à regrets" selons ses propres termes la Vendée, pour rejoindre Paris.