L’annulation de la 1ère étape à Olonne sur Mer jeudi dernier en raison des caprices de la météo est déjà bien loin dans les têtes des coureurs du Circuit des Plages 2010.
Enchainant les épreuves le long du littoral depuis samedi, les cyclistes devaient prendre mardi après-midi le départ de la 4ème étape.
Une étape de 141 kilomètres autour de Commequiers. «Une belle étape en perspective entre mer et bocage, sur un secteur géographique où les faux plats vont alterner avec un relief plus vallonné, agrémentés de quelques points chauds » souligne Claude Moreau, Président du Circuit des Plages.
Au terme des 5 passages sur la ligne d'arrivée (3 grands tours et 2 petits), le vainqueur ne devrait cependant pas venir trop bouleverser le classement.
Au soir de la première étape, c’est un magnifique doublé de Vendée U qui a ouvert l’édition 2010. Les coureurs de Vendée U, Jérôme Cousin et Tony Hurel, ont fini sur les deux premières marches du podium pour le grand plaisir des supporters vendéens !
Le lendemain dimanche 14 février, à l’issue de l’étape de Saint-Hilaire de Riez, c’est le coureur de l’équipe Belge piste Steve SCHETS qui se classait 1er avec 30 points devant Tony Hurel de Vendée U, avec 25 points. Derrière eux, Mathieu Halleguen de Schuller avec 20 points et Jérôme Cousin de Vendée U avec 17 points…
« Chaque soir, les cartes peuvent être redistribuées » rappelle Claude Moreau « les points s’additionnent, le classement évolue ! ».
Classement provisoire
Au classement général (provisoire) , ce sont actuellement les Vendée U qui font la course en tête. Ils sont 3 parmi les 4 premiers. Derrière Tony Hurel, Steve Schets et Jérôme Cousin sont à égalité, devançant de 20 points Mathieu Bernaudeau.
Résumé de l’étape du 14 février : Saint-Hilaire de Riez
Dans un froid de saison, 166 coureurs ont pris le départ dimanche 14 février de la manche la plus longue de cette 24ème édition : 22 formations représentées, qui ont assuré le spectacle jusqu’à un dénouement palpitant !
Le peloton a mis près de deux tours à se mettre en jambe. À l’entame du 3ème, un groupe composé de sept coureurs bientôt rejoints par quatre autres prennent plusieurs longueurs d’avance. Parmi ces coureurs, se trouvent, entre autre, 2 Bretagne Schuller, 4 Vendée U et 2 U Nantes Atlantique. Nous sommes alors au 22ème kilomètre.
Avec un écart proche de la minute, (4ème tour), le groupe de tête impose un rythme soutenu au peloton. La première heure est courue à près de 46 km/h (45,700).
A partir de la mi-course, le groupe d’échappés perd progressivement une partie de ses éléments. Finalement revenu sur les premiers, le peloton voit repartir trois coureurs, les 2 Bretagne Schuller, avec Jean-Marc Bideau à la manœuvre, et Armindo Fonseca de Côte d’Armor. Le train reste soutenu, la vitesse moyenne de la course élevé (45 km/h au terme des deux heures de course).
Après avoir marqué le trio de tête durant quelques kilomètres, les Vendée U mettent en route. Avec huit coureurs qui se relaient parfaitement à la tête d’un peloton de plus en plus clairsemé, la formation vendéenne revient inexorablement sur ces trois courageux partis en éclaireurs. Le train imposé par les coéquipiers de Jérôme Cousin, présent aux avant-postes, impressionne, et ne laisse aucun doute sur l’issue de cette poursuite. A l’approche des deux derniers tours, les échappés sont rejoints, les Vendée U poursuivent leur effort. A l’entame de la boucle finale, ils ne sont plus qu’une dizaine à pouvoir prétendre à la victoire finale. Il y a là, Jean-Marc Bideau, Romain Hardy et Mathieu Halleguen (Schuller), Jérôme Cousin, Tony Hurel, Justin Jules et Mathieu Bernaudeau (Vendée U), Steve Schets et Tim Mertens (Belge piste) et Ronan Racault (Auber 93).
Au cinq cent mètres, ils ne sont plus que trois à rester dans le coup, Hurel et Halleguen, les deux Français, marqués par un Steve Schets qui jusque-là s’est économisé. Prenant ses responsabilités, Tony Hurel lance le sprint au 250 m. Un peu juste sur le coup, Mathieu Halleguen assiste à l’empoignade finale.
Pour quelques mètres de trop, Tony Hurel abandonne la victoire au pistard belge, une déception pour celui qui depuis plusieurs étapes collectionne les podiums sans être parvenu, pour l’instant, à grimper sur la plus haute marche.