Comme annoncé dimanche soir, le Président de la République s’est rendu lundi 1er mars dans les communes les plus touchées par la tempête Xynthia.
Parmi elles, la commune vendéenne de l’Aiguillon-sur-Mer, où la mer a déferlé dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant d’immenses dégâts et de nombreux décès.
Le Chef de l’Etat avait indiqué hier soir vouloir se rendre sans attendre sur les zones meurtries, accompagné du Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et du Ministre de l’Ecologie Jean Louis Borloo et du secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau.
Arrivé en milieu de matinée en hélicoptère, après avoir survolé les zones sinistrées et inondées, Nicolas Sarkozy a tout d’abord rencontré les sinistrés. Ils sont plusieurs centaines hébergés dans des centres de fortune, notamment le gymnase de l’Aiguillon.
Aux côtés du Président du Conseil Général, Philippe de Villiers, et du Préfet Jean-Jacques Brot, le Président de la République s’est entretenu avec certaines des victimes, encore sous le choc de la catastrophe.
Le Président de la République s’est ensuite rendu au funérarium de la ville où reposent certains des corps retrouvés ces dernières heures ; il a notamment présenté ses condoléances aux familles des victimes, avant de gagner la Mairie de l’Aiguillon-sur-Mer. C’est en effet à cet endroit qu’est installé depuis dimanche à l’aube, le Centre Opérationnel de Secours et le PC du SDIS.
Symboliquement, le Chef de l’Etat a salué quelques uns des nombreux plongeurs et hommes-grenouilles en action depuis 48heures, avant de faire un point précis sur la situation avec les dirigeants des opérations. Ces hommes sont en action depuis la nuit de dimanche. Ils n’ont pour la plupart pas dormi, visitant toutes les maisons des communes frappées à la recherche d’éventuels victimes.
"C'est une catastrophe nationale, un drame humain avec un bilan épouvantable. L'urgence, c'est d'entourer les familles qui ont des disparus et des morts", a-t-il ensuite confié aux élus lors d’un échange.
Il a annoncé qu'il signerait dès mardi l'arrêté de catastrophe naturelle, promettant par ailleurs de débloquer trois millions d'euros pour faire face aux dépenses des victimes.
"Je reviendrai ici même, à l'Aiguillon, avant l'été pour tirer les conclusions structurelles de ce qu'on va faire. L'Etat ne vous laissera pas tomber", a assuré Nicolas Sarkozy.