« La première priorité pour vous, ostréiculteurs, et pour la Vendée, c'est de réparer les digues ».
Rencontrant mercredi soir les représentants de la filière ostréicole de Beauvoir-sur-Mer et de Bouin, aux côtés du Conseiller Général Michel Dupont, Philippe de Villiers a annoncé que le Département allait effectuer une avance de plus de 20 millions d'euros pour financer en urgence les travaux nécessaire à la remise en état des digues.
« Derrière ces digues ancestrales, construites il y a des siècles, il y a des hommes qui travaillent, qui créent de la richesse, et qui œuvrent notamment pour faire vivre un fleuron français : l'huitre » a expliqué le Président du Conseil Général de la Vendée,
« ces digues agricoles ou ostréicoles séculaires servent avant tout à protéger les terres cultivables, elles sont indispensables. Plusieurs dizaines de kilomètres de digues ont été endommagés. Il nous faut sans attendre les réparer ».
Dans cette optique, Philippe de Villiers a rappelé que Jean Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie avait signifié son intention de participer à hauteur de 50% au financement de ces travaux. Des travaux qui devraient couter près de 82 millions d'euros.
« Mais il nous faut lancer les travaux sans perdre de temps» a estimé le Président du Conseil Général. Il a confirmé que le Département n'allait pas attendre l'Etat pour financer les travaux de rénovation des digues et lancer les opérations les plus pressées.
« Nous avons l'accord de l'Etat pour une aide à hauteur de 25 millions d'euros. Les maîtres d'ouvrages peuvent lancer les travaux que le Conseil général financera en intégralité s'il le faut, en attendant que l'Etat tienne ses engagements et participent financièrement ».
De son côté Jean-Louis Borloo a présenté mercredi un plan exceptionnel de reconstruction et de renforcement des digues et de prévention des submersions marines.
La tempête Xynthia « a entraîné à la fois la submersion des digues et remblais côtiers et leur rupture en certains endroits, provoquant les inondations meurtrières ».
Une mission confiée au Conseil général de l'environnement et du développement durable et à l'Inspection générale de l'administration doit remettre sous dix jours un pré-rapport sur les causes de la catastrophe.
Cette mission aura notamment pour objectif de recenser les digues et les lieux menacés. Elle devra accélérer les décisions arrêtant les plans de prévention des risques (PPR) et renforcer la prise en compte du risque dans les règles de constructibilité derrière les digues. La mission devra établir une proposition des réfections prioritaires des digues existantes et un plan de financement sur cinq ans.