« J’ai demandé à Jean Louis Borloo de mettre en place un « plan digues ». Son objectif est de les renforcer pour améliorer la protection des populations. Pour financer leurs travaux, l’Etat prendre toute sa responsabilité en mobilisant le fonds Barnier (fonds de prévention des risques naturels majeurs), sur la base d’un taux d’intervention de 40%. »
Lors de son intervention au Conseil Général de la Vendée mardi 16 mars 2010, Nicolas Sarkozy a confirmé la participation de l’Etat au financement des travaux des digues aussi bien littorales que fluviales.
Soulignant "l'état déplorable de l'ensemble du réseau des digues" en France, le Chef de l’Etat souhaite que lui soient rapidement présentées "des propositions pour un plan pluriannuel en faveur des digues", plan que l'Etat financera à hauteur de 40%.
"Je vous annonce que je reviendrai au début de l'été pour présenter le plan digues", a d’ailleurs ajouté le président, qui s'exprimait devant près de 2500 secouristes, sapeurs-pompiers et volontaires intervenus après la catastrophe.
Revenant sur la tragédie, Nicolas Sarkozy a rappelé que « les digues elles-mêmes ont été submergées et, en certains endroits, découpées comme des feuilles de papier alors qu’elles avaient été édifiées un mètre au-dessus du niveau le plus haut jamais connu par l’homme. »
« Aujourd’hui, 120 kilomètres de digues en Charente-Maritime, 75 km en Vendée sont à reconstruire » a-t-il estimé.
Concernant les travaux de rénovation d'urgence des digues du littoral Atlantique endommagées par la tempête Xynthia, le chef de l'Etat a indiqué que l'Etat les financerait à hauteur de 50%.
« Au moins de 150 km de digues doivent être rénovés de toute urgence. Pour y parvenir dans les délais les plus brefs, je souhaite que l’Etat prenne à sa charge, de manière tout à fait exceptionnelle, 50% du coût de ces travaux » a t-il précisé dans son discours.
"Mais je veux dire tout de suite que nous ne créerons pas un mètre de plus de digues nouvelles au service de la spéculation immobilière. Il ne s'agit pas d'ouvrir à l'urbanisation des zones exposées à un risque important de submersion. Il n'y aura donc pas de digues pour permettre de nouveaux lotissements dans des zones à risque", a-t-il insisté.