« ERDF est en plein dynamisme, à l’image du dynamisme vendéen. Nous allons poursuivre sur cette lancée en 2010 en agissant notamment pour la croissance verte du département. »
Chargée de distribuer l’électricité, ERDF assure l’exploitation, le développement et l’entretien de 20 000 km de lignes électriques en Vendée.
Avec ses 450 agents répartis sur huit sites, la société voit depuis des années sa croissance se poursuivre. En 2009, ERDF a ainsi vu le nombre de ses clients vendéens augmenter de 2%, ce qui l’amène aujourd’hui à acheminer l’électricité chez 409 000 clients.
S’estimant pleinement « acteur du développement de la Vendée », ERDF prend toute sa place dans le dynamisme du département.
Pas moins de 70 millions d’euros d’investissements ont été réalisés en 2009, soit une augmentation de 15% par rapport aux années précédentes.
« La même somme va être investie en 2010 » lance Olivier Roland, Directeur d’ERDF Vendée « une grande partie sert à sécuriser les réseau et améliorer la qualité de la distribution d’électricité ainsi que celle de nos structures. »
23 millions d’euros ont en effet servi à enfouir 300 kilomètres de lignes moyenne tension l’an dernier, pas tant pour des raisons esthétiques que pour garantir une alimentation de qualité.
« Un départ d’une ligne moyenne tension représente un millier de clients » résume Olivier Roland « l’enfouir permet d’améliorer la qualité de fourniture, et d’éviter par exemple les micro- coupures lors de gros coups de vents et d’orage… »
34% du réseau est maintenant souterrain.
Ces travaux permettent en outre de changer certains organes techniques pour manœuvrer les réseaux à distance, grâce à des télécommandes.
Ce dispositif a fait ses preuves lors du passage tragique de la tempête Xynthia sur le littoral vendéen. « Nous sommes passés de 120 000 clients sans électricité à 5h00 du matin à 80 000 à 10h00, puis 50 000 deux heures plus tard » souligne Christophe Pitard, responsable de la communication. Le soir même à 20h00, seuls 20 000 foyers étaient encore coupés.
En plus de ces investissements en hausse, la dynamique vendéenne se prolonge. ERDF a ainsi traité en 2009 près de 8300 demandes de raccordements, parmi eux un nombre impressionnant de raccordements photovoltaïques : 2600.
Cela représente en moyenne 220 par mois. « Mais il y a surtout une progression constante » note Olivier Roland, « de 34 raccordements en janvier 2007, leur nombre est passé à 417 en décembre ! »
La progression par rapport à 2008 est de + 300% !
La Vendée est dorénavant –et de loin- le 1er département de l’Ouest pour le nombre de raccordements photovoltaïques. A lui seul, notre département représente plus de 30% des raccordements réalisés dans les Pays de Loire.
Plusieurs raisons à cela selon les responsables d’ERDF : «en premier lieu le formidable taux d’ensoleillement de la Vendée, la volonté politique des élus Vendéens, ainsi que les nombreux exemples donnés par les entreprises ».
Obligé de s’adapter à cet engouement, ERDF a accéléré nettement les délais de raccordement, qui atteignent maintenant moins de 4 mois.
Tempête Xynthia : ERDF sur tous les fronts
Des investissements donc, mais aussi une efficacité et une réactivité prouvées lors du passage de Xynthia en février dernier. Les 120 000 clients privés de courant de Vendée ont tous été réalimentés en à peine 3 jours. C’est quatre fois plus vite qu’après la tempête de 1999, il avait alors fallu une semaine et demi.
Cette nette amélioration est due à la fois à l’enfouissement des réseaux qui a nettement progressé depuis une décennie, ainsi qu’à la mobilisation des « hommes en bleu » en Vendée. 300 hommes se sont ainsi relayés sur le terrain, parmi eux 180 techniciens dont une soixantaine venue du Morbihan prêter main forte à leurs collègues vendéens.
500 chantiers ont été réalisés en trois jours, avec une priorité donnée dès les premières heures suivant la catastrophe au rétablissement du courant dans les usines d’eau potable, barrages, établissements de santé, centraux téléphoniques ou passages à niveau…
« Nous étions pourtant confrontés à un phénomène nouveau, celui de l’inondation totale des câbles et des lignes avec de l’eau de mer » reconnaît aujourd’hui Christophe Pitard, « mais la FIRE (Force d’Intervention Rapide Electricité), créée suite à la tempête de 1999, a pleinement joué son rôle. »
Pré- mobilisation des techniciens, mise en veille des agents, mise à disposition de lots de matériel de dépannage…
Des groupes électrogènes en provenance de Bordeaux ont ainsi été acheminés très vite sur la côte vendéenne...
Un juste retour des choses : il y a un an en effet, ce sont les agents vendéens qui étaient partis dans le Sud Ouest prêter main-forte à leurs homologues après le passage de Klauss.