Le président du conseil général de Vendée Philippe de Villiers a été reçu à Matignon par le Premier Ministre lundi 19 avril.
Il s'est entretenu lundi avec François Fillon d'un plan de renforcement des digues de son département après le passage de la tempête Xynthia, plan qu'il chiffre à 100 millions d'euros.
"Le Premier ministre m'a répondu que l'Etat était prêt à financer 40% du projet, 10% devant provenir de fonds européens", a assuré Philippe de Villiers à l'issue de la rencontre. Le Conseil Général de la Vendée et la région Pays de la Loire contribueraient au reste du financement, à hauteur de 25% chacun.
Selon Philippe de Villiers, 75 km de digues servant à protéger les exploitations agricoles - "il ne s'agit en aucun cas de digues immobilières" - doivent être renforcées, soit parce qu'elles ont été endommagées soit qu'elles risquent de l'être lors d'une prochaine tempête.
"Derrière ces digues ancestrales, construites il y a des siècles, il y a des hommes qui travaillent, qui créent de la richesse" expliquait au lendemain de la ctastrophe le Président du Conseil Général de la Vendée, « ces digues agricoles ou ostréicoles séculaires servent avant tout à protéger les terres cultivables, elles sont indispensables. Plusieurs dizaines de kilomètres de digues ont été endommagés. Il nous faut sans attendre les réparer ».
« Il nous faut lancer les travaux sans perdre de temps» notait il y a quelques semaines, Philippe de Villiers, confirmant que le Département n'allait pas attendre l'Etat pour financer les travaux de rénovation des digues et lancer les opérations les plus pressées:
« Les maîtres d'ouvrages peuvent lancer les travaux que le Conseil général financera en intégralité s'il le faut, en attendant que l'Etat tienne ses engagements et participent financièrement ».
Lors de sa venue en Vendée le 16 mars dernier, le Président de la République avait confirmé que l'Etat prendrait en charge une partie du coût du futur plan digues, estimé à plusieurs milliards d'euros.
Concernant les travaux de rénovation d'urgence des digues du littoral Atlantique endommagées par la tempête, le chef de l'Etat avait indiqué que l'Etat les financerait même à hauteur de 50%.
« Au moins de 150 km de digues doivent être rénovés de toute urgence. Pour y parvenir dans les délais les plus brefs, je souhaite que l’Etat prenne à sa charge, de manière tout à fait exceptionnelle, 50% du coût de ces travaux » a t-il précisé dans son discours.