Deux heures d’émotions, de mélodies intimes et de chœurs puissants avant un final éclatant et un public debout…
Les premières représentations de Bonchamps, la force du pardon ont largement tenu leurs promesses, faisant courir parmi les spectateurs de Saint-Laurent sur Sèvre ou de la Chataigneraie les frissons que seuls procurent les grands moments .
La nouvelle comédie musicale dramatique de Jacques Raveleau-Duparc, émouvante et grandiose page d’Histoire est unanimement saluée depuis sa première représentation mardi 27 avril.
Création du Conseil Général de la Vendée, commandée à l’homme qui avait déjà composé sur Clémenceau et Charette, « Bonchamps, la force du pardon » offre par les voix d’une quinzaine de jeunes et brillants artistes le récit poignant d’un moment capital des guerres de Vendée : le geste admirable d’un général vendéen à l’agonie, graciant dans un dernier souffle 5000 prisonniers républicains.
La déchirure entre deux frères l’un blanc, l’autre bleu, l’enthousiasme des Vendéens derrière leurs chefs, la prison de Nantes où se retrouvent les femmes capturées attendant la mort, les derniers instants de Bonchamps blessé… Sur scène durant plus de deux heures, la petite histoire sert à évoquer la grande, servie par un superbe jeu de lumière et une mise en scène impeccable.
« Tout est réuni pour l’émotion » a indiqué Philippe de Villiers en félicitant toute l’équipe jeudi soir à l’issue de la représentation à la Chataigneraie : « des voix, des mélodies, un décor simple plein de trouvailles techniques, et surtout des acteurs magnifiques ».
Agés pour la plupart d’une vingtaine d’années, ces jeunes chanteurs mettent leur talent au service d’un spectacle où le sublime le dispute à l’émotion.
« Chaque personnage possède une voix si caractéristique, si particulière, que l’on s’attache à chacun » reconnaissait le Président du Conseil Général, évoquant tour à tour quelques unes des scènes marquantes du spectacle.
Aux côtés des solistes, une cinquantaine de figurants évoluent sur scène. Vendéens, ils ont pour la plupart déjà participé aux précédentes créations de Jacques Raveleau –Duparc, mais sont unanimes pour reconnaître que cette dernière est sans nul doute celle qui pour eux est la plus poignante.
« Quand Philippe de Villiers m’a demandé de travailler sur Bonchamps, je ne pensais pas que cela serait si passionnant. Revenir sur l’attitude de cet homme, sur la puissance de son geste, sur le sens du pardon m’a permis une vraie réflexion que j’essaye de faire partager au public » confiait l’auteur-compositeur lors des répétitions, « Ce spectacle était un vrai défi, qui m’a procuré un immense plaisir. J’espère que le public le partagera ».