« Nous avons besoin de vous, la Vendée a besoin de vous », a lancé Véronique Besse, présidente de la commission des actions sanitaires et sociales lors de la rencontre entre les 16 étudiants stagiaires et les 25 maîtres de stage il y a une quinzaine de jours.
D'où la création en 2009, du plan Vendée Santé: une démarche unique et originale qui vise à contribuer à l'installation de nouveaux généralistes, en les aidant financièrement, mais aussi en leur faisant découvrir la Vendée pourqu'ils aient envie de s'y installer.
Depuis sa création en 2009, 40 étudiants en ont déjà bénéficié, permettant d'ores et déjà de pallier aux futurs départs.
En Vendée, un médecin généraliste sur 2 a plus de 50 ans. Leur moyenne d'âge est de 52 ans, un chiffre supérieur à la moyenne nationale.
En cinq ans, 17 médecins ont cessé leur activité médicale avant l’âge de la retraite.
« Il est donc important d’anticiper les départs à la retraite », précise le docteur Emmannuel Branthomme, vice-président du conseil de l’ordre des médecins.
En outre, l’âge moyen d’installation est de plus en plus tardif, soit 39 ans et les généralistes préfèrent de plus en plus s’installer en association, dans des cabinets de groupe pour mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.
Un médecin fait vivre son territoire
"La Vendée est un département à forte attractivité économique, touristique et médiatique. Un département rural qui compte 250 km de côtes maritimes. Soigner une population c’est bien la connaître et connaître le territoire sur lequel elle vit. Un médecin qui s’en va, c’est un territoire qui se meurt. Faire venir des médecins en Vendée est une priorité, explique Véronique Besse, C’est un élément clef de l’aménagement du territoire."
Le plan Vendée santé répond à un double enjeu de santé publique et d’aménagement du territoire.
Le Département encourage les étudiants en médecine en proposant une aide au financement de leur formation pour ceux qui s’engageraient à s’installer en Vendée.
« Ce que j’aime en Vendée, c’est la proximité avec le patient dans un département rural bien desservi », raconte Marie, 27 ans en 9e année de médecine.
"Moi, je trouve que la population vendéenne est accueillante et plus sympathique que dans mon département d’origine, la bourse de stage de 500 euros par trimestre va m’aider dans mes déplacements pour venir jusqu’en Vendée" affirme de son côté Audrey, 28 ans en 9e année.
Acquérir une expérience pratique
« La formation sur le terrain est essentielle pour être un bon généraliste », assure le docteur Emmannuel Branthomme.
« Ces étudiants ont beaucoup de chance de pouvoir accéder à la pratique de leur métier car de notre temps ça n’existait pas, on sortait de l’hôpital et on était directement projeté dans un cabinet, » témoigne Catherine, 57 ans, médecin généraliste et maître de stage qui avec ses collègues, transmet son savoir et donne accès à son réseau.
« Merci au Conseil général, la Vendée fait plus qu’ailleurs, » s'enthousiasme Rémy Senand, directeur du département de médecine générale à la faculté de Nantes.