"Aucune maison ne sera rasée sous la contrainte" après la tempête Xynthia de février, affirme le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu dans un entretien paru jeudi 3 juin dans les colonnes du Parisien/ Aujourd’hui en France, alors que l'Etat avait annoncé que plus d'un millier de logements devaient être détruits (1500 en Vendée et Charente Maritime)
Après le passage de la tempête, qui avait fait 53 morts le 28 février, des "zones noires" avaient été définies et il était prévu que plus d'un millier de logements dans ces zones soient détruits. Une décision accueillie de façon mitigée.
"Au lendemain du drame, des élus locaux nous demandaient des réponses rapides. Nous avons donc présenté un premier zonage, mais il ne peut en aucun cas être considéré comme des zones de destruction massive", justifie le secrétaire d'Etat dans le quotidien.
"Une destruction doit être liée à une enquête publique", poursuit-il. "C'est en vue de cette enquête qu'un nouveau périmètre, certainement ajusté à la baisse, est en train d'être établi", ajoute-t-il.
Il n'est donc aujourd'hui plus question de raser des logements sans l'accord des propriétaires ni une enquête approfondie.
Les "zones noires" établies au lendemain de la tempête ont été depuis rebaptisées par le gouvernement "zones de solidarité". "Cela peut donner le sentiment d'un changement de pied, mais c'était pour clarifier les choses", fait valoir le secrétaire d'Etat.
« En Vendée, nous avons visité 507 maisons, effectué 152 propositions de rachat et déjà 38 ont été acceptées » ajoute Benoist Apparu.
De son côté, la mission d’expertise dont l’Etat a annoncé la création après la table ronde organisée au Conseil Général à l’initiative de Philippe de Villiers est à pied d’œuvre en Vendée depuis le 31 mai.
Comme cela avait été proposé par le Président du Conseil Général et par le Préfet, cette mission rencontrera au cas par cas les propriétaires des maisons qui ont été peu ou pas inondées lors de la tempête.
Elle pourra définir des prescriptions de sécurité (étage, trappes sur le toit, escalier de secours etc) qui pourraient permettre de conserver ces maisons, comme le souhaitent leurs propriétaires.