"Tout s’est décidé à la dernière minute, mais il nous a paru évident avec Gérard Villette, Conseiller Général de Chantonnay, qu’il fallait fêter comme il se doit notre champion de France Vendéen!"
C’est un Président du Conseil Général tout sourire qui a pris la parole mardi soir à l’Hôtel du Département lors de la réception organisée pour célébrer le nouveau titre du jeune Vendéen.
Deux jours à peine après la victoire du coureur Bbox-Bouygues Telecom aux Championnats de France de Chantonnay, le Département avait tenu à lui rendre hommage et à le remercier pour ce titre si mérité qui a fait vibrer toute la Vendée.
Devant plusieurs centaines de personnes (bénévoles de l’organisation, responsables de comités locaux, présidents de vélo clubs, gendarmes…) le héros du jour a été ovationné lors de sa montée sur le podium, suivi par le manager de l’équipe, Jean René Bernaudeau.
« Merci Thomas de nous avoir fait rêver, et un grand bravo pour ta victoire » lui a lancé Philippe de Villiers, avant de révéler au public que le maillot tricolore du champion, signé de sa main allait trouver sa place à l’Historial de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne, « Ce maillot est historique, c’est naturel qu’il aille à l’Historial ».
« Ces championnats ont été un immense succès » a salué le Président du Conseil Général. « Un succès populaire avec plus de 60 000 personnes, et un très beau succès sportif bien sûr. Je veux souligner aussi la remarquable organisation de cet événement, et ce lien très fort, ce lien d’harmonie que Chantonnay et le Conseil Général ont tissé avec la Fédération Française de Cyclisme ».
Saluant Jacques Phelippeau, Président du Comité Départemental de cyclisme, Gérard Villette a souligné combien le dynamisme de tous les clubs vendéens comptait aussi dans le choix de la Fédération Française. « Nous avons eu de superbes championnats de France, et puis nous avons cette cerise sur le gâteau : la victoire de Thomas qui est venue couronner un très grand week-end !»
Le temps de revivre sur écran géant les dernières minutes de la course et le passage de la ligne d’arrivée et Philippe de Villiers a laissé la parole à « un homme sans qui le cyclisme vendéen ne serait pas ce qu’il est », un homme lié avec le Président du Conseil Général depuis « le jubilé de Saint Maurice le Girard en 1989 », un « chef charismatique », un « vrai Vendéen » : Jean René Bernaudeau.
L’obligation de faire rêver
« Il y avait une sorte de devoir ce week-end. On était poussé par la foule » a reconnu le patron de l’équipe. « Les Vendéens nous ont sublimé, on savait que tout le public vendéen suivait. Pour l’honneur et la fierté des Vendéens, on avait ce devoir de gagner. La Fédération ne se trompe pas en nous confiant ces grands événements. A Paris, ils disent tous, il faut aller voir en Vendée, il y a un petit miracle. »
« J’ai la chance d’avoir une vie réussie, maintenant il faut re-donner, redonner un maximum. C’est très simple, il faut continuer » a t-il poursuivi avant de se tourner vers Philippe de Villiers : « Le problème en Vendée, c’est que l’on a un Président qui nous pousse toujours à aller encore plus loin avec peut-être les championnats du monde, alors la retraite c’est pas pour demain ! »
Et Jean René Bernaudeau de conclure : « On a l’obligation de faire rêver, on a aucun droit, uniquement des devoirs mais par dessus tout, nous sommes vraiment fiers d’être vendéens ! »
Afin de marquer solennellement l’événement, Philippe de Villiers, entouré de plusieurs Conseillers Généraux, a alors remis la médaille d’argent du département à Jean René Bernaudeau « pour tout ce qu’il a fait pour la Vendée » et à Thomas Voeckler qu’il a nommé « ambassadeur extraordinaire de la Vendée dans le monde » !
Il restait au champion de prendre la parole : « Mon métier c’est de pédaler, et non de faire des discours. Je veux simplement vous dire un grand merci à tous. La Vendée accueille les plus grandes compétitions, c’est formidable ».
« On a la chance d’avoir un département où il y a une grosse activité de cyclisme. Et des gens à la hauteur » a t-il conclut avant de saluer le travail de tous ses coéquipiers. « Il faut rendre hommage à ce collectif, où règne un excellent état d’esprit ».