3 tonnes de poudres, 9 semi-remorques escortés par des policiers, 32 artificiers, des centaines de bombes, une structure géante de 50 m de haut, et 30 minutes de bonheur… le plus grand feu d’artifice de France a permis une fois encore aux équipes de « Jacques Couturier Organisation » de se surpasser et d’offrir un moment magique à un public émerveillé le 14 juillet dernier à Paris.
Des ponts de la Seine à la colline de Chaillot, du Champs de Mars aux abords des Jardins du Trocadéro (fermés puisque c’est là que les fusées étaient tirées), une foule immense a applaudi le show pyrotechnique offert par les Vendéens de « Jacques Couturier Organisation ».
Un show qui demande habituellement beaucoup de préparation, mais qui a du être monté en deux jours –un record-
comme prévu il y a quelques mois.
La société vendéenne n’a eu en effet que 48 heures pour mettre en place son dispositif, installer ses centaines de fusées et préparer le plus grand feu d’artifice de France. Deux jours à peine contre une semaine habituellement pour un spectacle de cette envergure. La raison: le village de la FIFA et les écrans géants installés au Trocadéro à l’occasion de la Coupe du Monde de football et qui n’ont été démontés qu’à l’issue de la finale, quelques heures avant le feu d’artifice.
Mais rien ne fait peur au plus vendéen des artificiers.
Choisis par la Mairie de Paris il y a quelques mois, Jacques Couturier et son fils n’en sont pas à leur premier défi. Eux, qui embrasent notamment le ciel des Sables d’Olonne lors des remises des Prix du Vendée Globe, raffolent de ce genre de challenge où l’artistique se mêle à la technique, où la réussite tient autant dans les préparatifs que dans le déroulement du feu géant. Leur société est réputée dans le monde entier et ils collectionnent à Saint Florent des bois les innombrables récompenses reçues au quatre coins du monde.
C’est Joseph Couturier, fils de Jacques qui était aux commandes de ce défi parisien. Plusieurs semaines de réflexions et de travail, une équipe de 80 personnes (techniciens, ingénieurs du son, chauffeurs), 35 artificiers, il ne restait plus qu’à faire rêver la foule.
«C’est un double challenge: non seulement nous avons dû coïncider avec la désinstallation du village de la FIFA, mais maintenant nous devons prendre en compte la sécurité du Palais de Chaillot, qui est en travaux, expliquait-t-il à un journaliste de Paris-Match à quelques heures de l’évènement. Mais je sais que tout va bien se passer, nous avons beaucoup travaillé, et à cette heure nous sommes dans les temps.»
Les centaines de milliers de spectateurs n’ont pas été déçus. Pour ce feu d’artifice, dédié aux 40 ans de l’«Organisation Internationale de la Francophonie», Joseph Couturier a littéralement illuminé le ciel de Paris durant près d’une demi-heure, au son d’Aznavour, de Brel, ou de Céline Dion. Accompagnant les scintillements, les fumées, les couleurs et les fusées dont certaines se sont élevées à plus de 200m d’altitude, les chansons du monde invitaient en effet à ce voyage dans les pays de la francophonie, le tout, entrecoupé de bruits de trains et d’avions pour faire le tour du monde en restant au pied de la Tour Eiffel.
Et pour célébrer la langue française, un globe de la francophonie, structure impressionnante de 17 mètres de diamètre, érigé place de Varsovie à 50 mètres, était illuminé par des lettres de feu, des écrans leds, et des projecteurs,...
Habitué aux succès et aux ovations, Joseph Couturier reconnaît pourtant que chaque feu est un vrai défi et que rien ne vaut la réaction du public.
«C’est un évènement très fédérateur qui réunit tous les âges et toutes les classes. J’ai envie qu’un enfant de huit ans observe le spectacle de la même manière que son grand-père de 80 ans. »
Une chose est sûre, de tous les âges, les spectateurs ont réservé un vrai triomphe aux Vendéens qui ont mis le feu à Paris !