A la lueur des torches et au son du grégorien
Les lundi 16 et 23 août prochains, le Prieuré de Grammont ouvre exceptionnellement ses lourdes portes pour des soirées grégoriennes.
Les voix vont s’élever dans la fumée des torches, recréant l’ambiance du XIIème siècle lorsque Grammont abritait les prières des bénédictins…
Accueillis par une haie de torches enflammées, les visiteurs sont conviés à une balade nocturne à travers ce prieuré bénédictin au gré d’un concert itinérant de chants grégoriens.
Etabli au début du XIIIème siècle, au cœur d’une forêt, sous l’impulsion de Richard Cœur de Lion, le prieuré de Grammont est aujourd’hui l’un des mieux conservés de France avec sa chapelle et ses bâtiments conventuels : salle capitulaire, réfectoire, cuisine, passe-plat et salle des hôtes…
Avec les « veillées du Prieuré », les visiteurs peuvent goûter à des moments de calme le soir venu après les chaudes journées d’été.
A la douce lueur des bougies et des candélabres, le public est ainsi invité à parcourir le cloître, la chapelle, et les salles de cette abbaye « miniature » du bocage vendéen.
L’ensemble Jachet de Mantoue, parmi les plus renommés dans le secteur de la musique ancienne, interprète psaumes et cantiques.
Ces choristes surgis de l’ancien temps ouvriront progressivement la voie au public pour une découverte sous un jour nouveau d’un des hauts lieux de la Vendée médiévale où les pierres murmurent encore l’esprit de la règle : vivre dans la pauvreté et le plus grand dépouillement.
Une plongée dans l’histoire, aux plus belles heures du Prieuré lorsque montaient jusque sous les voutes de pierres les voix profondes et sacrées des moines bénédictins de Grammont.
Un gigantesque brasier et une dégustation de spécialités régionales clôtureront ces soirées placées sous le signe du patrimoine, de la détente et de la convivialité.
L’exposition « Entre ciel et terre, la sculpture romane en Vendée »
Toujours à Grammont, une exposition de photographies géantes invite à redécouvrir l’art roman en Vendée. Instants de gaité ou de gravité, figures sacrés, burlesques ou profanes surgissent des chapiteaux et des façades d’églises et d’abbayes. Chevets et nefs, témoins du temps, ont été figés sur pellicule et trouvent à Grammont le plus beau des écrins…
Il est des lieux qui invitent au silence…