Avec plus de 34 000 interventions en 2010, les hommes du SDIS ont démontré une fois encore leur importance et leur capacité d’action et d’intervention sur tous les fronts.
Composé de près de 3000 hommes (dont 268 sapeurs-pompiers professionnels et 2 487 sapeurs-pompiers volontaires), le SDIS a ainsi réalisé l’équivalent d’une intervention tous les ¼ d’heure.
Bien que leur activité opérationnelle traduise, en valeur absolue, une baisse significative par rapport à l’année précédente (avec 1 020 interventions de moins qu’en 2009, la répartition de leurs interventions reste globalement la même, avec une très nette prédominance pour le secours à personnes (14 582 interventions).
« Cette diminution du nombre d’intervention « secours à personnes à domicile » était attendue et s’est confirmée en 2010 » indique Gérard Villette, Président du SDIS, « Elle est due à la bonne coordination entre les centres de réception des appels du 15 et du 18 et à une meilleure régulation des moyens de chacun, comme prévu dans la convention Sdis-Samu signée fin 2009 ».
De même, le nombre d’interventions pour secours à personnes sur voie et lieu publics a diminué l’an dernier (7 629). Cette baisse est surtout sensible sur la période estivale (-10% cet été alors qu’elle est identique sur les autres mois de l’année).
Par ailleurs, les incendies ont connu une très légère diminution eux-aussi, malgré un mois de juillet à forte sollicitation pour les soldats du feu (676 sorties pour feux, essentiellement des feux de champs et feux de récolte par un temps beau et chaud).
Le nombre d’intervention s’élève en 2010 pour les incendies à 4 069.
« Un paradoxe est toutefois à noter » signale le Colonel Montalétang, « les opérations diverses sont en diminution, malgré la survenue de la tempête Xynthia et l’effort consenti par les sapeurs-pompiers de la Vendée durant une quinzaine de jours ».
En effet, le nombre global d’interventions réalisées sur L’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer par exemple, avec notamment 500 sapeurs-pompiers les premières 24 heures, est comptabilisé comme une seule intervention. Pourtant, ce sont plus d’un millier d’hommes qui sont intervenus au lendemain du drame, secourant 765 victimes dont 88 médicalisées et 33 évacuées.
Au total et pendant les 15 jours qu’a duré l’opération de secours (du 28 février jusqu’au samedi 13 mars), 1 500 sapeurs-pompiers parmi les 2 800 que compte le corps départemental, sont intervenus directement au profit des communes de L’Aiguillon-sur-Mer et de La Faute sur Mer pour un total de 28 000 heures de travail.
Chacune des 75 unités opérationnelles et des centres de secours répartis sur l’ensemble du département a été directement impliquée sur l’opération.
"La force du S.D.I.S. en Vendée repose sur la parfaite complémentarité entre nos sapeurs-pompiers professionnels et nos sapeurs-pompiers volontaires" se réjouit Gérard Villette. L’objectif du Conseil Général est de ne pas rompre cet équilibre et cette harmonie qui font la force du secours vendéen.